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	<title>Belles garrigues</title>
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	<description>Une ferme en synergie avec la Nature</description>
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		<title>Belles Garrigues, Info N°10, février 2012</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Feb 2012 10:25:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>florence</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Sommaire : L’aphyllanthe de Montpellier, plante miraculeuse Les brûlages dirigés Tauch, Berger de Crau Bio : conversion entamée Prochaine livraison de viande d’agneau de garrigue Coup de pouce Bain d’agnelles &#160; L’aphyllanthe de Montpellier Voilà notre plante magique des Corbières. L’aphyllanthe de Montpellier est une plante étrange, sans feuille, qui ressemblerait à un gros pied de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sommaire :</p>
<p>L’aphyllanthe de Montpellier, plante miraculeuse</p>
<p>Les brûlages dirigés</p>
<p>Tauch, Berger de Crau</p>
<p>Bio : conversion entamée</p>
<p>Prochaine livraison de viande d’agneau de garrigue</p>
<p>Coup de pouce</p>
<p>Bain d’agnelles</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’aphyllanthe de Montpellier</p>
<p>Voilà notre plante magique des Corbières. L’aphyllanthe de Montpellier est une plante étrange, sans feuille, qui ressemblerait à un gros pied de ciboulette bien dru, c’est-à-dire à un faisceau de tiges assemblées en une touffe plus ou moins dense et large. Ses tiges sont si dures qu’on en faisait des brosses autrefois. Elle fait une très jolie fleur bleue que les enfants mangeaient sur le chemin de l’école au mois de mai. Sans l’aphyllanthe, pas de brebis dans les Corbières, car elle reste verte même en été, et est très riche en énergie, en plus de sa bonne digestibilité. Les brebis en raffolent, comme les chevaux et les lièvres. Son seul inconvénient est de ne pousser qu’une fois par an. Autant dire que la ressource est précieuse et qu’il faut gérer les garrigues à aphyllanthe avec soin, pour ne pas se retrouver pris au dépourvu à partir du mois de décembre.</p>
<p>https://picasaweb.google.com/belle.garrigue.florence/LAphyllantheDeMontpelllier</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les brûlages dirigés</p>
<p>Écrit en collaboration avec Jean–Paul Baylac du SDIS 11</p>
<p>Les Corbières, comme toutes les zones méditerranéennes, sont sensibles aux risques d’incendie, surtout en été. La végétation riche en essences naturelles et de plus en plus embroussaillée s’enflamme à la moindre étincelle, à un point difficilement imaginable. Le SDIS (Service de Défense Incendie-Secours) a pour mission de protéger les personnes, les biens et les milieux naturels de l’incendie, notamment en maintenant possibles les accès à toutes les communes et à toutes les portions du territoire repérées comme sensibles. C’est dans cette perspective que notre troupeau est subventionné pour maintenir ouvert, selon une grille de notation particulière, les zones ayant fait l’objet d’un brûlage dirigé. Ces brûlages laissent certes derrière eux des squelettes noirs inélégants, mais ils sont, comme le pastoralisme, le prolongement d’une activité ancestrale qui a modelé l’identité de nos paysages. La fermeture des garrigues et l’embroussaillement rapide des pelouses que nous observons actuellement, remettent en cause cette identité, mais également la sécurité des populations. Ils seront responsables dans un avenir proche du développement d’incendies d’une puissance et d’une étendue que nous n’avons jamais connus jusqu’à présent dans le département. Les brûlages dirigés peuvent certes avoir des conséquences mineures et temporaires sur la petite faune, lézards, serpents ou insectes enfouis dans le sol, mais le bilan global de ce type d’ouverture du milieu nous semble positif, tant en matière de végétation, qu’en matière de biodiversité. C’est d’ailleurs à ce titre, que la plupart des documents d’objectifs Natura 2000 du département prescrivent cette technique pour la réouverture des milieux. Ainsi, les bruants ortolans sont revenus s’installer sur le plateau d’Albas dans le mois qui a suivi le brûlage dirigé (source LPO). Certains bergers ou éleveurs préfèrent le girobroyage, qui consiste à broyer la végétation avec un tracteur et des chaînes tournant à toute vitesse. D’effet moins spectaculaire que le feu, cette méthode a aussi des avantages et des inconvénients, mais elle ne peut pas être mise en œuvre à grande échelle pour des raisons financières ou techniques. Notons enfin qu’après un incendie d’été, le sol est brûlé sur plusieurs dizaines de centimètres de profondeur, mis à nu et souvent détruit par les orages d’automne. Il n’en est pas du tout de même dans le cadre d’un brûlage dirigé hivernal, qui ne provoque une élévation de température que dans les 3 à 5 premiers centimètres et qui préserve l’enracinement des arbustes et des graminées, qui pourront recoloniser l’espace et couvrir le sol dès le printemps suivant. Voir des photos de brûlages dirigés sur nos pâturages :</p>
<p>https://picasaweb.google.com/belle.garrigue.florence/BrulagesDiriges</p>
<p>Tauch, Berger de Crau</p>
<p>Tauch est arrivé dans notre vie avant le troupeau, donné par le berger qui m’a formée et vendu les brebis. Son nom lui vient d’une montagne proche, le Mont Tauch. Les Bergers de Crau sont originaires de la plaine de la Crau, appelée aussi Camargue sèche. Il y a moins de deux cents représentants de la race répertoriés en France. Elle vient de justesse d’être repérée et est en voie de sauvetage (cf. l’article ci-dessous). Tauch, sans être tout à fait de race pure, a toutes les caractéristiques du Berger de Crau : tempérament très fort, endurance hors du commun, courage, passion pour le travail, protecteur de son troupeau contre tous types d’intrus. Les Bergers de Crau ont été sélectionnés pendant des siècles pour garder les troupeaux et pour les accompagner lors des longues transhumances depuis la Crau jusqu’aux Alpes. Il leur fallait protéger les cultures tout le long de la route, pendant les trois semaines que durait la transhumance. Ils sont infatigables ! On parle de chiens de rive, plus à même de garder une vigne ou un bord de route que de contourner le troupeau de loin, même s’ils peuvent aussi apprendre à le faire. Tauch a commencé à suivre le troupeau à cinq mois, et le gardait seul à sept mois, beaucoup trop tôt selon les spécialistes. Bien que castré, son énergie est telle qu’il est un chien difficile à canaliser, de même que son agressivité envers les autres chiens mâles. La dernière altercation qu’il a eue avec notre Patou lui a valu l’os d’une patte sectionné net (heureusement, sans blessure), et trois mois d’arrêt, sans parler des frais ! Avec sa bergère, Tauch est un chien extraordinaire de tendresse, de dévouement et de passion au travail, essayant de bien faire et toujours prêt à travailler. Un gentil monstre !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Des photos :</p>
<p>https://picasaweb.google.com/belle.garrigue.florence/TauchBergerDeCrau</p>
<p>Un article sur cette race de chien de travail :</p>
<p>http://www.patre.fr/actualites/elevage-chiens-de-conduite-le-berger-de-crau-une-race-rustique-a-redecouvrir&#038;fldSearch=:INXSX8PU.html</p>
<p>À lire : « Le serpent d’étoiles » de Giono.</p>
<p>Bio : conversion entamée</p>
<p>Après bien des tergiversations, nous passons en Bio. Le troupeau est actuellement en conversion, et si tout se passe bien, nos agneaux seront Bio à la fin juillet, après 6 mois où tous les soins et tous les aliments seront conformes à la réglementation Bio. Les contraintes supplémentaires sont peu nombreuses pour nous qui avions déjà des pratiques plutôt respectueuses de l’environnement. Les temps d’attente après traitement sont doublés. Et les animaux ayant reçus plus de trois traitements dans l’année sont sortis du schéma Bio pendant 6 mois à nouveau, avant de pouvoir être réintégrés dans le circuit. C’est un cas plus que rare, mais ça peut arriver (morsures, plaie infectée qui ne guérit pas…). Nous allons mettre l’accent sur les soins naturels, argile, huiles essentielles, etc., … Cela demande encore plus d’attention et des soins plus fréquents, mais le jeu en vaut la chandelle. Les agneaux auront-ils meilleur goût ? L’avenir le dira, rendez-vous dans quelques mois… En attendant, les agneaux nés à l’automne mangent tous les jours en garrigue en plus de leurs céréales et foin bio, et ils seront prêts bientôt.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Prochaine livraison de viande d’agneau de garrigue : le vendredi 9 mars</p>
<p>Elle aura lieu à Toulouse, Beaumont de Lomagne, Lézignan et à Albas le vendredi 9 mars. Colis de 7 à 9 kg environ, sous-vide, au tarif de 12€50 le kg. La viande sous-vide se conserve 15 jours au frigo et se congèle très bien. N’oubliez pas de préciser si vous souhaitez que l’épaule et le gigot soient tranché(e/s) ou entier(e/s) au choix. Sans précision de votre part, ces deux pièces seront entières.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Merci de réserver votre caissette au 04 68 45 72 97 ou par mail : <a href="mailto:belle.garrigue.florence@gmail.com">belle.garrigue.florence@gmail.com</a>. Les heures et lieux précis de livraison vous seront communiqués rapidement après votre réservation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Coup de pouce</p>
<p>Emmanuelle Bernier, compagne de Christophe, berger à la ferme pour le quatrième hiver, est naturopathe et nouvellement arrivée dans les Corbières. Elle partage son temps entre coups de main à la ferme et consultations en naturopathie, étiomédecine et massages de relaxation. Les consultations ont lieu dans son cabinet, à l’étage de la Bioshop de Lézignan, en face d’Intermarché. La naturopathie s’adresse à celles et à ceux qui souhaitent retrouver ou maintenir leur santé avec des moyens naturels. Elle passe par une adaptation personnalisée de l’alimentation avant de proposer d’éventuelles complémentations alimentaires, de la phytothérapie et des soins énergétiques. C’est une approche globale de la personne, qui s’intéresse au terrain personnel et aux dysfonctionnements internes plutôt que de s’attaquer aux seuls symptômes.</p>
<p>L’étiomédecine complète l’approche naturopathique : c’est une technique d’accompagnement qui vise à soulager les mémoires de souffrance émotionnelle qui contribuent à nous rendre malades, malheureux ou simplement un peu perdus.</p>
<p>Emmanuelle Bernier, consultations sur rendez-vous, 06 09 38 68 74</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Bain d’agnelles</p>
<p>Le temps d’un week-end viennent ma nièce et une de ses copines. Pour apprivoiser nos agnelles de quelques mois, vite effarouchées, nous passons du temps avec elles dans la bergerie. Une fois assises, il suffit de ne plus bouger, elles s’approchent prudemment, emportées par la curiosité. Après quelques minutes, elles s’enhardissent et les voilà qui grignotent nos vêtements, nos doigts, nos cheveux, nos oreilles, qui nous dévisagent nez à nez et les yeux dans les yeux. Si la tentation est grande de ne pas les laisser nous manger vivantes, la consigne est à l’inverse de ne pas les effrayer, et donc de repousser doucement les coups de dents trop vigoureux. Cheveux tirés et oreilles pincées, les petites visiteuses citadines adorent cependant toutes ces sensations fortes. C’est vrai que rien ne ressemble à cette ambiance de bergerie tiède et sentant bon le foin, littéralement cernées que nous sommes par les agnelles, à la nuit tombante, loin de la ville, très loin de la ville. C’est nous qui sommes devenues les bêtes curieuses, l’attraction de cette tribu animale. Elles sont nombreuses et un léger sentiment d’oppression distille en nous une délicieuse et joyeuse peur. Nous décidons d’appeler ce moment « bain d’agnelles ».</p>
<p>Christophe qui nous rejoint se rappelle un éleveur qui pratiquait cette imprégnation tendre en disant : – Je gagne du temps, d’une voix basse, lente et rude.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Belles Garrigues, infolettre n°9, sept 2011</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Oct 2011 09:08:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>florence</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Belles Garrigues, Info N°9, septembre 2011 Sommaire : Les pompons, à quoi ça sert ? Une brebis pas comme les autres : Finou Passe-passe ! Biodiversité : nouveaux arrivants Bergère d’opérette Prochaine livraison de viande d’agneau : 21 et 22 octobre La tonte Aube du 9 septembre &#160; Les pompons, à quoi ça sert ? Question récurrente [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #333333;">Belles Garrigues, Info N°9, septembre 2011</span></p>
<p><span style="color: #333333;">Sommaire :</span></p>
<p><span style="color: #333333;">Les pompons, à quoi ça sert ? </span></p>
<p><span style="color: #333333;">Une brebis pas comme les autres : Finou </span></p>
<p><span style="color: #333333;">Passe-passe !</span></p>
<p><span style="color: #333333;">Biodiversité : nouveaux arrivants</span></p>
<p><span style="color: #333333;">Bergère d’opérette</span></p>
<p><span style="color: #333333;">Prochaine livraison de viande d’agneau : 21 et 22 octobre</span></p>
<p><span style="color: #333333;">La tonte</span></p>
<p><span style="color: #333333;">Aube du 9 septembre</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #333333;">Les pompons, à quoi ça sert ?</span></p>
<p><span style="color: #333333;">Question récurrente de la part de nos visiteurs étonnés par ces touffes de laine colorées que portent certaines de nos brebis. Les pompons sont laissés lors de la tonte aux brebis meneuses ou aux meilleures d’entre-elles. Au nombre de sept cette année, les pompons nous permettent d’évaluer d’un coup d’œil s’il manque des bêtes au sortir d’une garrigue bien embroussaillée. S’il manque un pompon, il manque au moins une dizaine de bêtes. Les pompons sur les troupeaux sont une tradition ancienne, et ils étaient ajoutés au moment de la transhumance. Les nôtres sont directement faits « sur la bête » et colorés avec des bombes de peinture spéciale.</span></p>
<p><span style="color: #333333;"> Une brebis pas comme les autres : Finou</span></p>
<p><span style="color: #333333;"> « Finou, elle n’a pas de prix, alors je te la donne. » C’est par ces mots que D. m’annonce qu’il se sépare de Finou. Et qu’il me la confie. Évidemment, cela peut prêter à sourire, une brebis ce n’est jamais qu’une brebis. Mais Finou répond à son prénom, et est totalement apprivoisée, gourmande de caresses et de pain sec, capable de fouiller dans votre sac et d’y dénicher votre précieux goûter. Je me souviens d’un matin où, la cherchant des yeux et m’apprêtant à l’appeler, l’appelant déjà intérieurement, elle m’a répondu d’un bêlement net, plantant ses yeux dans les miens par-dessus un buisson. Télépathique Finou. Parfaitement insensible aux chiens (voir le bisou sur la photo), elle a une tendance certaine à préférer l’inter-rang des vignes à la garrigue proche. Ayant compris que la vigne lui était interdite, elle ne lève jamais la tête, et s’en tient, avec délectation, aux plantes qui poussent entre les ceps. Elle reste souvent un peu à la traîne pour profiter au maximum du repas offert par la nature. Mais ce n’est pas tout ça qui fait sa valeur, c’est sa capacité à venir vous rejoindre quand le troupeau est engoncé dans un fond de garrigue fermée et que vous vous demandez bien comment vous allez le sortir de là. Un appel bien sonore et un peu nasillard : « Finou, Finou ! » et la voilà qui se faufile dans la masse compacte et arrive en vous regardant dans les yeux &#8211; je dirais : interrogative. C’est mieux d’avoir un petit guignon de pain à lui donner en remerciement du service rendu et le troupeau, rassuré, la suit doucement, goutte à goutte parfois, et sort de sa souricière. Pour la rendre bien visible de loin, Finou a deux pompons colorés sur le dos, en plus de sa cloche un rien éraillée, bien reconnaissable. C’est vrai, c’est un trésor, qui m’a sortie d’affaires plus d’une fois. Ai-je assez remercié le donateur ?</span></p>
<p><span style="color: #333333;">Des photos du trésor :</span></p>
<p><span style="color: #333333;">https://picasaweb.google.com/belle.garrigue.florence/Finou</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #333333;">Passe-passe !</span></p>
<p><span style="color: #333333;">Les photos de la naissance en garrigue (précédente infolettre) n’ont pas laissé certains d’entre vous indifférents. C’est vrai que c’est émouvant cette petite vie qui se met en ordre de marche toute seule, si rapidement. Heureusement, pour les éleveurs que nous sommes, les agneaux changent très très vite et deviennent en quelques mois de grosses bêtes braillardes, encombrantes et très vives, au point que les attraper devient parfois une épreuve de force. C’est alors avec soulagement que nous les livrons à la dégustation, en oubliant sans effort les petites bêtes attendrissantes que nous avons mis tant de soin à faire pousser. Tour de passe-passe d’éleveur-naisseur … pour le plaisir de nos papilles gustatives.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #333333;"> Biodiversité : nouveaux arrivants</span></p>
<p><span style="color: #333333;">Les hirondelles sont arrivées à la ferme. J’espérais, sans trop y croire, ces nouvelles venues. Elles n’ont pas réussi à nicher dans la bergerie, mais les fers usagés de nos chevaux seront en place pour le printemps prochain, et serviront de supports à leurs nids. Les hirondelles ont vu leur population baisser terriblement, en partie parce que les bergeries et autres granges se ferment, et parce que les pesticides ont raison de leur unique source de nourriture : les insectes. Les mouches qui pullulent dans la bergerie au printemps les raviront ! et l’eau mise à disposition dans les abreuvoirs règle ce problème crucial dans notre région. Nous croisons les doigts.</span></p>
<p><span style="color: #333333;">Nous avons vu aussi un très bel oiseau s’installer dans nos garrigues : le traquet oreillard, un passereau lié aux milieux ouverts et insectivores. Cet oiseau est classé en danger. Pour mieux le connaître :</span></p>
<p><span style="color: #333333;"><a href="http://gorperpignan.pagesperso-orange.fr/esp-remarquables/traquet_oreillard.htm"><span style="color: #333333;">http://gorperpignan.pagesperso-orange.fr/esp-remarquables/traquet_oreillard.htm</span></a></span></p>
<p><span style="color: #333333;">Citons enfin le coucou-geai, joli oiseau coloré qui, en bon coucou, installe ses œufs dans le nid des autres, mais sans détruire les autres œufs ou les poussins.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #333333;">Bergère d’opérette</span></p>
<p><span style="color: #333333;">Un livreur de foin de Crau passe au printemps. Nous parlons de choses et d’autres, les nouvelles de ceux que nous connaissons, le métier, les bêtes. Il se lance dans une dithyrambique description du travail des bergers d’avant, les vrais, ceux qui transhumaient à pied et ne quittaient pas leurs chaussures de quinze jours, qui dormaient dans la neige enroulés dans leur manteau, à qui rien ne faisaient peur, surtout pas l’effort. Ce n’est pas comme maintenant, avec tous ces jeunes qui rentrent chez eux, qui montent à l’estive en quad, ces bergers d’opérette. Je me sens un peu concernée par la remarque. Il ne semble se douter de rien, nous recommençons à décharger les balles de trente kilos que j’ai du mal à soulever à partir de la vingtième. Il faut les ranger sur quatre rangs en hauteur. Je n’y arrive pas. Pas aussi longtemps que nécessaire. Heureusement, il y a de l’aide ces jours-là. Bergère d’opérette ? Bruno, lui, passe souvent à la ferme pour suivre notre gestion des Patous, en toutes saisons. Un jour, il nous baptise « les forçats de la garrigue ». Le vent froid que nous apprivoisons avec peine, saison après saison, l’impressionne. Mais voilà une autre rencontre : un jeune berger nous raconte. Il a travaillé sans relâche pendant sept mois, trayant parfois seul les six cents brebis, matin et soir, fabriquant le fromage et gardant le troupeau de une à huit heures du soir. Une fois les tendinites et le panaris passés, il a pu mieux profiter des cinq heures de sommeil qui lui étaient laissées. C’était en … 2011, pas si vieux ! Celui-là, il mérite la médaille des anciens.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #333333;">Prochaine livraison de viande d’agneau : 21 et 22 octobre</span></p>
<p><span style="color: #333333;">Elle aura lieu à Toulouse, dans le Gers, à Lézignan et à Albas. Pour celles et ceux qui ont déjà réservé, je maintiens la commande sauf avis contraire. Colis de 7 à 9 kg environ, sous-vide, au tarif de 12€50 le kg. La viande sous-vide se conserve 15 jours au frigo et se congèle très bien. N’oubliez pas de préciser si vous souhaitez que l’épaule et le gigot soient tranché(e/s) ou entier(e/s) au choix. Merci de réserver votre caissette au 04 68 45 72 97 ou par mail : <a href="mailto:belle.garrigue.florence@gmail.com"><span style="color: #333333;">belle.garrigue.florence@gmail.com</span></a>. Les heures et lieux précis de livraison vous seront communiqués rapidement après votre réservation.</span></p>
<p><span style="color: #333333;"> La tonte</span></p>
<p><span style="color: #333333;">Première tonte, un jour de mai. Le troupeau est tenu serré dans la bergerie, pour que la chaleur amollisse le suint et fasse la laine facile. Une par une, elles sont attrapées et livrées assises à l’homme de l’art. Le tondeur déshabille la brebis, très ras, et toute blanche. Un côté puis l’autre, la laine tombe, sale. Lui, plié en deux, penché sur elle, à grands gestes réguliers et rapides, tête coincée sous le bras gauche, appuyée sur son ventre, collée au sol et maintenue par une oreille. Les gestes s’enchaînent exactement dans le même ordre. Il y a toujours un moment où la brebis se débat, puis s’abandonne, rien ne sert de crier, soixante-dix kilos parfois, qu’il faut soulever, faire pivoter puis recoucher sans violence. Il la malaxe, en fait de la pâte à modeler, elle semble soudain faite d’une gomme homogène. Moi qui ai du mal à asseoir les plus lourdes … Elle se relève finalement, on la dirait déflorée, un peu piteuse, étonnée et étourdie de ce qui vient de lui arriver.</span></p>
<p><span style="color: #333333;">On jette la laine par-dessus bord, de l’autre côté des mangeoires. Les béliers grattent un peu et se couchent sur le tas de toisons odorantes et confortables. Jolis coussins en effet.</span></p>
<p><span style="color: #333333;">Je m’y essaye. La tondeuse métallique est lourde. C’est pas terrible ce que je fais. Il reste de grandes lignes de laine revêche sur le dos. Pour asseoir la brebis et la retourner sans lâcher la tondeuse, je fais des efforts inutiles. Surtout ne pas couper la vulve ou le pis avec l’appareil tranchant. La brebis c’est ça. Une matrice, un appareil reproducteur, ça à pleines mains, un pis que l’on palpe, évalue, et une vulve que l’on surveille, sans détour, couleur, dimension, lors des chaleurs et avant la mise bas. Ne pas couper, surtout. Sexualité industrieuse, omniprésente. Attendrissante aussi.</span></p>
<p><span style="color: #333333;"> Je garderai de cette unique brebis tondue une douloureuse courbature en ligne droite tout le long de l’avant-bras pendant cinq jours. Le tondeur professionnel qui vient chez nous (un ex-champion de France) tond vingt mille brebis en quatre mois. UN métier, c’est un métier.<em></em></span></p>
<p><span style="color: #333333;">9 septembre 2011</span></p>
<p><span style="color: #333333;"> La météo annonce 29°C en fin de matinée, il faut démarrer tôt ce matin. Dès que la température atteint 24 à 25°C, les brebis ne mangent plus et chôment, groupées en rond, têtes à l’abri des insectes sous les pattes les unes des autres. Départ à 5 h 30. Je suis un peu inquiète, car il s’agit de changer de pâturage et tout le troupeau doit prendre la bonne direction dès le départ. Nous quittons ce plateau jusqu’à l’année prochaine. Il fait nuit noire. Je dois aller chercher le troupeau dans le parc, sous les pins. Elles ont entendu mon appel répété et des centaines d’yeux luisants m’attendent, braqués sur la petite lumière de ma lampe frontale. C’est très joli, cette assemblée de lucioles groupées par deux. Elles me suivent sagement, je me fie aux cloches qui se mettent en route gentiment dans mon dos. Je comprends que nous n’oublions personne au silence que nous laissons derrière nous : pas de bêlement inquiet qui trouble le parc abandonné. Des milliers d’étoiles nous accompagnent, mais on n’y voit vraiment pas grand-chose. Au bout du chemin, je pars à droite vers la vigne arrachée. Puis j’entreprends d’attirer le troupeau vers le passage girobroyé. Ça ne marche pas, elles filent tout droit. Il ne me reste qu’à repasser devant pour prendre la prochaine à gauche. Cette ligne noire griffonnée, c’est la garrigue, au-dessus, c’est le ciel à peine plus clair, et sous mes pieds, du caillou qui rend la marche difficile. Je n’aime pas cette parcelle, il y traîne des fils de fer. Je tourne au bout à gauche et appelle, appelle. Deux, trois brebis m’emboîtent le pas, puis un petit groupe d’une vingtaine de bêtes. Je crains un moment que le reste ne passe à droite de la bergerie en ruine. Ce serait vraiment le bazar, il y a des vignes en contrebas, et aucun moyen de faire demi-tour. On ne retourne pas un troupeau comme ça, surtout dans un chemin étroit. Mais non, tout doucement, elles arrivent, tout en broutant. Elles sont d’accord cette fois. Mes pas trouvent tous seuls le petit passage qui traverse la haie dense de buis et de cades, et du haut d’un muret je surveille la suite. Le troupeau glisse soyeusement dans mon dos. Elles sont toutes là, sauf une que je repère à ses yeux-lucioles, enfoncée dans un fourré. C’est trop loin pour envoyer la chienne, elle risque de l’effaroucher et de lui faire prendre la direction opposée au reste du troupeau. J’attends. J’appelle les chèvres non loin d’elle, qui me répondent de leurs voix aigrelettes. Ça y est, elle s’est libérée et court, une masse à peine grise qui passe à vingt mètres devant moi. Nous sommes au complet.</span></p>
<p><span style="color: #333333;">Cent mètres plus loin, je trouve Oreille Cassée, une des vieilles meneuses. Elle a l’air un peu perdue. En plus de cette oreille racornie, elle perd un peu l’ouïe. Elle porte un des redons, une des trois grosses cloches au son grave, impossible de la perdre. Elle semble contente de me voir, une petite caresse sur la tête, et nous rejoignons le troupeau toutes les trois, avec Cade, la chienne.</span></p>
<p><span style="color: #333333;">La nuit, les brebis restent plus groupées que le jour, comportement de proie inscrit profondément dans les mémoires. Les voilà qui mangent là où d’habitude elles filent vers les pâturages plus herbeux du vallon. Tant mieux. Rassérénée, mes angoisses envolées, je profite pleinement de cette fin de nuit odorante, silencieuse, secrète.</span></p>
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		<title>Infolettre N°8</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Jul 2011 08:54:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>florence</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Belles Garrigues, Info N°8, juillet 2011 Sommaire : L’agnelage cuvée 2011 : ouf ! L’attaque du renard Les chiens de conduite Pour faire de la viande Prochaine livraison de viande d’agneau : septembre Les petits-déjeuners du berger Éleveur L’agnelage cuvée 2011 : ouf ! Ouf ! 171 mères en 5 semaines, c’est beaucoup, et nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Belles Garrigues, Info N°8, juillet 2011</p>
<p>Sommaire :</p>
<p>L’agnelage cuvée 2011 : ouf !</p>
<p>L’attaque du renard</p>
<p>Les chiens de conduite</p>
<p>Pour faire de la viande</p>
<p>Prochaine livraison de viande d’agneau : septembre</p>
<p>Les petits-déjeuners du berger</p>
<p>Éleveur</p>
<p>L’agnelage cuvée 2011 : ouf !</p>
<p>Ouf ! 171 mères en 5 semaines, c’est beaucoup, et nous ne referons pas. 300 agneaux qui débarquent nuit et jour, va-t’il respirer, s’est-il levé, a-t’il bu, n’ai-je pas oublié de désinfecter le cordon de celle-ci, de celui-ci, 300 fois, les questions et les réponses se succèdent. Christophe et moi-même n’en menons pas large et subissons cet arrivage massif sans grand plaisir. Heureusement, Adrien, un aide de choix, nous appuie efficacement les 10 premiers jours. Les wwoofers suivants nous abandonnent en cours de route, l’une part sans dire au revoir et les autres tombent malades avant d’arriver. Une bergère vient à la rescousse. Ouf ! Du 19 mars au 25 avril, la bergerie se peuple de façon miraculeuse, et nous aurons ainsi près de 600 bestioles toutes espèces confondues jusqu’au 15 juin, …</p>
<p>À ne pas manquer, les photos que Christophe a faites d’une naissance en extérieur : https://picasaweb.google.com/belle.garrigue.florence/NaissancesDansLHerbeChristophe?authkey=Gv1sRgCODotLfJq6DjEg</p>
<p>L’attaque du renard</p>
<p>Le 21 avril, je dois me rendre à la Chambre d’Agriculture pour remplir mon dossier PAC. Nous venons de finir un enclos attenant à la bergerie, et malgré un pressentiment tenace depuis deux jours, je décide de laisser les portes de la bergerie ouvertes pendant que le troupeau (avec les patous) part en gardiennage avec Christophe, afin que les agneaux profitent du soleil et puissent se dégourdir les jambes. Au retour, je trouve un agneau mort, mordu au cou. Je soupçonne Cade, ma petite chienne laissée en liberté en prévision d’une « éventuelle attaque ». Mais bientôt, je dois me rendre à l’évidence. Là, puis là, et encore là, les petites victimes ont du mal à respirer, avec des trous et des lacérations au cou. Au total, nous dénombrerons 14 agneaux attaqués, dont 5 devront être abattus. Le garde-chasse confirmera l’attaque de renard, et précisera que la petite chienne laissée libre a sans doute évité le carnage. Il y avait ce jour-là plus de 150 agneaux dans le bâtiment, … Et heureusement, il n’y a pas de cas de rage dans notre région.</p>
<p>Les chiens de conduite</p>
<p>Berger de Crau, Labri, Border Collie, et croisements variés, nos chiens nous sont indispensables. Le chien de conduite est issu d’une sélection sévère depuis la  nuit des temps. Presque tous les chiens ont « l’instinct » de rabattre le gibier vers leur dominant. C’est sur la base de ce comportement de chasse que le chien de conduite apprend à travailler avec le troupeau. Quelle ne fût pas ma surprise quand, lors d’un stage avec Bruno Thirion, j’ai découvert l’héritabilité des comportements des chiens de conduite et de leur précision. Une fois le chien lâché autour d’un rond de travail en grillage (avec des moutons au milieu), celui-ci se met « à midi », c’est-à-dire en face du berger. Il suffit de se déplacer autour du grillage pour que le chien continue sa course et se replace à midi. Il ne reste plus qu’à faire associer au chien sa position d’arrêt au mot Stop, et ses déplacements naturels aux mots droite et gauche, … il ne reste presque plus que ça. Car le plaisir dans le travail doit rester la règle, malgré les difficultés innombrables que le chien va rencontrer : incompréhension, difficulté à évaluer son impact, méconnaissance du terrain, bruit des cloches qui couvre la voix du berger, brebis qui chargent le chien, etc, … la complicité et la confiance sont de mises, et l’impatience fort mal venue. Autant dire qu’il faut être un génie pour réussir à dresser un jeune chien du premier coup. Il faudra ensuite des années pour que le chien soit autonome, capable d’analyser la situation et parfois de désobéir au berger pour aller chercher quelques brebis que celui-ci n’a pas vues. Bien entendu, il n’y a pas un chien qui ressemble à l’autre et leurs qualités et défauts se combinent à l’infini. Les Anglais disent qu’il faut une année par patte pour faire un bon chien, plus la queue, … bref, il faut du temps ! et se pencher sérieusement sur la question de leur éducation et de leur conduite. Un métier à part entière.</p>
<p>Pour faire de la viande</p>
<p>Cette délicieuse viande d’agneau, comment est-elle faite ? À cette question apparemment ingénue, les réponses fusent dans ma tête. En tant qu’éleveur, je dirais que les ingrédients principaux en sont l’eau, la terre et le soleil. La suite tient de l’usine à gaz. La chlorophylle des plantes réalise le miracle principal : transformer la matière en matière organique grâce à l’énergie lumineuse, à condition qu’il y ait assez d’eau et de nutriments dans le sol bien entendu. La brebis avale la plante et l’envoie dans sa panse. Là, les végétaux sont digérés par des bactéries qui se multiplient à toute allure. Ce sont elles les bestioles capables de dégrader les fibres végétales et de les transformer en protéines. La brebis parachève cette digestion par la rumination, qui libère des gaz en quantité et ajoute ainsi un peu à l’effet de serre. Les plantes ruminées sont envoyées directement dans une autre panse qui digère … les bactéries et les protéines qu’elles ont synthétisées ! Encore un petit effort, il faut nourrir les agneaux, d’abord pendant la gestation, puis par cette invention géniale de la nature qui consiste à donner au petit animal un aliment facile à digérer, qui apporte à lui seul la totalité des nutriments dont à besoin notre petite bête, gardé en permanence à la bonne température, et distribué par une buvette à portée de bouche : le lait. Nos agneaux tètent leur mère pendant 10 à 13 semaines, mangent à l’extérieur dès l’âge d’un mois, en plus des céréales, foin et paille distribués en bergerie. De quoi donner à la viande les parfums de la nature environnante, en assurant une croissance rapide, qui rime avec une viande tendre à souhait. (Que les techniciens me pardonnent les imprécisions qui parsèment ce paragraphe, je me contente du principe général).</p>
<p>Prochaine livraison de viande d’agneau</p>
<p>La prochaine livraison aura lieu en septembre. Merci de réserver votre caissette au 0468457297 ou par mail : belle.garrigue.florence@gmail.com. Colis de 8 kg environ, sous-vide, au tarif de 12€50 le kg. La livraison est prévue dans les Corbières, sur Toulouse et dans le Gers. Les dates et points de livraison vous seront communiqués rapidement après commande.</p>
<p>Petits-déjeuners du berger</p>
<p>Comme l’année dernière, l’association Collines et la ferme des Belles Garrigues vont proposer des animations sur l’espace Naturel sensible de la Mugue appartenant au Conseil Général : un moment inoubliable avec notre ânesse bâtée et le troupeau de brebis. Au menu, miel de garrigue, fromage de chèvre, tartines variées, … entouré par le troupeau. Travail des chiens de conduite, rôle des patous, importance des brebis pour les garrigues, la bergère répondra à vos questions et vous fera découvrir la biodiversité de ce milieu extraordinaire.</p>
<p>Rendez-vous à la ferme à 7h, tous les jeudis du 14 juillet au 18 août. À partir de 5 ans. Réservation indispensable : 04 68 45 72 97</p>
<p>Éleveur</p>
<p>Christophe me dit un jour : « Tu es meilleure éleveuse que bergère ». Pas agréable, mais sûrement vrai.</p>
<p>Le troupeau, au fil du temps, s’est transformé à mes yeux. D’une masse informe d’où émergeaient quelques individualités facilement identifiables à leurs pompons ou à leurs caractères, il est devenu cet ensemble de bêtes indissociables que je connais presque toutes. Je les reconnais d’ailleurs à deux ou trois critères qui diffèrent de l’une à l’autre. Celle-ci, c’est sa tête, une autre, la forme de son dos, celle-là à sa laine, cette autre à sa boucle d’identification coupée ou illisible. Notre histoire commune a greffé de petites anecdotes à chacune, qui ont fixé leur image : un agnelage difficile, un agneau superbe ou malformé, une blessure, une maladie, une tendresse soudaine et inattendue, … la liste serait longue de toutes ces petites choses qui singularisent une brebis. Le numéro s’enregistre avec ces détails anodins, et pour parler d’elle entre-nous, on racontera plutôt l’anecdote. Le numéro bien qu’obligatoire est encombrant. Pour moi-même, il est nécessaire, et c’est un jeu de les connaître tous, mais entre bergers, l’être animal prime. Cependant, leur nombre grandissant, la répétition des décès, le renouvellement des mères, une lucidité inévitable change le regard que je porte sur l’ensemble. Tout aussi attentif, plus technique, parfois tendre, mais de plus en plus réaliste et utilitaire. Le troupeau est fait de cellules qui vivent et meurent. Avoir un troupeau, c’est être sûr que la Mort s’invitera régulièrement. Quelles brebis ne seront plus là la semaine prochaine, l’année prochaine ? une chose est sûre, il va en mourir, voire en disparaître dans la Nature. Le nombre et la fragilité de l’animal rendent incontournable le rendez-vous. Echine courbée d’avance. C’est tout le chemin de la sensiblerie à la sensibilité, de la métaphore au réel, du romantisme au vivant que je parcours en ces mois de vie nouvelles, à coups de douleurs et de deuils parfois, mais avec un plaisir neuf devant ce monde neuf. L’essentiel est ailleurs, dans la gestion des flux, des entrées, des apports, des soins. Dans l’observation attentive, permanente. Vigilance et confiance. Le grand corps du troupeau reste lui-même, une naissance compense une disparition, la roue tourne avec vaillance, j’en suis l’eau vive et la veilleuse. Je vais plus loin. Le chiot, l’agneau, le poulain. L’éleveur ne voit pas seulement le «petit» comme cette miniature attendrissante que les enfants et les citadins apprécient. Il voit l’avenir, la promesse, le potentiel. Il espère et façonne. Le chien de travail, l’agneau de consommation, la brebis productive, le bélier reproducteur. Il voit par anticipation. L’état juvénile n’est qu’un état transitoire. L’éleveur vit entouré de jeunesse, de maturité, de sénescence, il voit en grand, au large. Ce chien-là a vieilli, mais son petit a déjà trois ans, des chiots sont nés, repartis, et cette petite chienne grandit à vue d’œil et se prépare, … Ce ne sont ni la mort ni la vie qui auront le dernier mot. Juste des cycles et le grand pansement du renouvellement. L’éleveur pense famille, génétique, capacités. Il pèse poids et pouls de la lignée. Il cherche la qualité. Instinct, conformation, caractère, croissance, rusticité, l’éleveur est Dieu, il joue avec le vivant, le plie à son besoin, un peu. Il croise, multiplie, mesure, émet des hypothèses, trie, sélectionne, provoque des naissances, signe des arrêts de mort. Dieu. Un peu. Mon rôle est clairement assigné, je suis la main droite de la Bête, la main gauche fouille, elle, dans les corps et les accouche.</p>
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		<title>Belles Garrigues, info N°7</title>
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		<pubDate>Sun, 09 Jan 2011 17:04:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>florence</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Belles Garrigues, Info N°7 Sommaire : Ouverture du milieu : le chêne-kermès Biodiversité : les sangliers Être en bio or not to be ? (être en bio ou ne pas être ?) Patous et progéniture, joies et déboires La ferme et ses sous-produits Prochaine livraison de viande d’agneau : février Espaces libres Ouverture du milieu : le chêne-kermès Le chêne-kermès n’est pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #003366;">Belles Garrigues, Info N°7</span></p>
<p><span style="color: #003366;">Sommaire :</span></p>
<p><span style="color: #003366;">Ouverture du milieu : le chêne-kermès</span></p>
<p><span style="color: #003366;">Biodiversité : les sangliers</span></p>
<p><span style="color: #003366;">Être en bio or not to be ? (être en bio ou ne pas être ?)</span></p>
<p><span style="color: #003366;">Patous et progéniture, joies et déboires</span></p>
<p><span style="color: #003366;">La ferme et ses sous-produits</span></p>
<p><span style="color: #003366;">Prochaine livraison de viande d’agneau : février</span></p>
<p><span style="color: #003366;">Espaces libres</span></p>
<p><span style="color: #003366;"><br />
</span></p>
<p><span style="color: #003366;">Ouverture du milieu : le chêne-kermès<br />
</span></p>
<p><span style="color: #003366;">Le chêne-kermès n’est pas mon copain, c’est le moins qu’on puisse dire. Ce petit chêne a une capacité de reproduction phénoménale, et rien ne lui fait peur. Le girobroyage et le feu le revivifient. Les brebis le délaissent, il est trop piquant. Les racines sont 40 fois plus importantes que les parties aériennes, et il drageonne, autrement dit, il se répand ! Une fois atteinte la taille de 60 cm, les garrigues à chêne-kermès sont impénétrables. Pourtant la plante a eu ses qualités. Son nom est étroitement associé au carmin, couleur produite à partir d’une larve qui habite ses pousses neuves et tendres du printemps, le tannin de ses racines servaient à tanner les cuirs. Ses glands étaient mangés sur l’arbre par brebis, chèvres et cochons (c’est toujours le cas) et même ramassés pour les animaux.</span></p>
<p><span style="color: #003366;">Aujourd’hui, des centaines et des centaines d’hectares sont colonisés par le kermès, et ré-ouvrir ces milieux est considéré comme trop onéreux par les institutions en charge du territoire. La chimie n’est pas recommandée sur de grandes surfaces, les girobroyages demandent à être répétés en novembre et en mai pendant un an ou deux avant de pouvoir être espacés. Mieux vaut préserver ailleurs ce qui est encore sauvable est logiquement la politique choisie.</span></p>
<p><span style="color: #003366;">Mais comment faisait-on avant ??? les « vieux bergers » le brûlaient en été, lorsque le cycle de la plante est actif, ce qui est devenu totalement impossible en raison des risques de propagation des incendies. Les prélèvements de carmin et des racines devaient contribuer à en gérer les populations. Les troupeaux piétinaient aussi les jeunes pousses<br />
</span></p>
<p><span style="color: #003366;">Une fois le kermès girobroyé, « l’herbe-aux-moutons » pousse entre ses tiges grêles. Puis d’autres plantes peuvent s’installer, à condition de ne pas relâcher la pression. C’est la seule solution pour espérer retrouver une garrigue diversifiée et pâturable. Une note d’espoir !</span></p>
<p><span style="color: #003366;"> </span></p>
<p><span style="color: #003366;">Biodiversité : les sangliers</span></p>
<p><span style="color: #003366;">Mauvaise année pour les chasseurs. De façon inexplicable, les sangliers étaient moins nombreux cette année. La chasse va donc fermer plus tôt en janvier à Albas et dans d’autres communes. Le sanglier est le seigneur des garrigues fermées. Sa peau épaisse lui permet de traverser les « bartas », c’est à dire les fourrés. Il y trace des « furoles », petits sentiers à peine praticables, mais qui ont l’avantage d’exister. Très opportuniste, il mange tout ce qu’il trouve, glands, bulbes, escargots, petits animaux et cadavres. Il adore les raisins mûrs et fouille avec son groin la moindre culture fraîchement semée. Autrement dit, il n’est pas l’ami du paysan des Corbières, … les dégâts sont tels que les indemnités versées par la Fédération départementale de chasse n’arrivent plus, ou avec des années de retard. Partout en France et en Europe occidentale, les sangliers se multiplient à vive allure, causant des dégâts et cultivant l’inimitié. Leur raréfaction ici pose question.</span></p>
<p><span style="color: #003366;">Nous n’avons jamais vu de sanglier pendant le gardiennage du troupeau, excepté une fois, un matin très tôt en août. Superbe scène de deux femelles de belle taille suivies d’une ribambelle de petits sautillants, rangés par taille décroissante, le tout poursuivi par mon chien Tauch à travers champs.</span></p>
<p><span style="color: #003366;">Je terminerai en parlant du sanglier mythique, qui se doit d’exister ici comme ailleurs. Le nôtre est un vieux mâle très clair, presque blanc, très haut sur pattes bizarrement, qui se montre la nuit dans les phares des voitures. Sans doute très malin car les chasseurs n’ont pas réussi à l’attraper pour l’instant. Je connais ses traces, énormes, et ses chemins solitaires. Souhaitons-lui une longue vie, …</span></p>
<p><span style="color: #003366;">Voir une photo d’un retour de chasse cette année (âmes sensibles, abstenez-vous ) : <a href="http://picasaweb.google.com/belle.garrigue.florence/Sangliers#" target="_blank">http://picasaweb.google.com/belle.garrigue.florence/Sangliers#</a></span></p>
<p><span style="color: #003366;"> </span></p>
<p><span style="color: #003366;">Être en bio or not to be ? (être en bio ou ne pas être ?)</span></p>
<p><span style="color: #003366;">Le passage en bio, nous en rêvons depuis le début. Un mode de production respectueux de l’environnement se doit de poser les bonnes questions en termes d’approvisionnement, surtout pour nous qui achetons la totalité de l’alimentation distribuée (la garrigue, que le troupeau pâture 250 jours par an, est naturellement bio bien entendu) : d’où viennent les aliments, combien de kilomètres parcourent-ils avant d’atterrir dans la panse des brebis, comment sont-ils cultivés ? Nous achetons tous les fourrages dans un périmètre restreint, certifiés bio pour la moitié. L’orge est bio dans la limite des stocks disponibles chez notre fournisseur et ami Bruno Vanel. Pour passer en bio, il faut répondre à un cahier des charges strict, auquel nous pourrons prétendre facilement tant notre conduite en est proche. <strong>MAIS</strong> : passer <strong>complètement</strong> en bio coûterait cher dans notre système actuel pendant la période de croissance des agneaux, car nous ne disposons que de peu de parcs, ce qui suppose des gardiennages n’assurant qu’un seul repas par jour en extérieur (le reste est distribué en bergerie). D’autre part, nos agneaux ont une croissance très rapide, ce qui suppose une complémentation importante dès le second mois. L’aliment bio coûte 200 € de plus par tonne que l’aliment conventionnel, et cette année, nous nous attendons à en distribuer plus de 20 tonnes, … ce différentiel était pour partie comblé par des aides (encore des aides ! sujet d’un chapitre dans une future infolettre), qui se réduisent actuellement. <strong>Alors ? </strong>Cette année sera une année de tests. Nous allons monter des parcs régulièrement du 20 avril au 20 juin, et tenter d’assurer deux repas dehors par jour, ce qui permettra de diminuer drastiquement l’alimentation donnée aux brebis et sans doute un peu aux agneaux. – « Et si vous ne donniez pas d’aliment supplémentaire aux agneaux ?! » s’interroge-t’on autour de nous : une croissance lente, des animaux qui souffrent, un manque crucial de pâturages pendant la période estivale, … cette année, nous espérons 300 agneaux, soit un total de 580 animaux au pic ! <strong>DONC</strong> le second test va consister à mener un lot d’une quarantaine d’agneaux uniquement sur garrigue, avec une complémentation en fourrage riche en protéine durant l’été. Encore plus de goût et de qualité assurés à l’automne…</span></p>
<p><span style="color: #003366;">La conversion en bio ne devrait  prendre que quelques mois (6 mois pour le cheptel, à condition de faire agréer les pâturages avant). À suivre, … en 2012.</span></p>
<p><span style="color: #003366;">Un lien vers un mouvement que nous aimons bien : <a href="http://www.slowfood.fr/" target="_blank">http://www.slowfood.fr/</a></span></p>
<p><span style="color: #003366;"><br />
</span></p>
<p><span style="color: #003366;">Patous et progéniture, joies et déboires</span></p>
<p><span style="color: #003366;">Tara, notre belle chienne Patou a fait ses chiots le 20 octobre. Je surveillais le processus depuis quelques jours. Elle m’a montré, à sa manière, où je devais préparer la case de ses petits, là, tout près des mères et de leurs six agneaux. Chose fut faite, une case de 2m sur 1, bien hermétique. Le mardi soir, la chose semble s’avancer, mais depuis la veille, impossible de savoir quand aura lieu la première naissance. Le mercredi matin, j’arrive à 8h à la bergerie, et hélas, il y a déjà trois chiots, morts écrasés. Une demi-heure après, naissance suivante. J’interviens afin de sauver l’infortuné de l’étouffement. Les chiots sont petits, la mère grande, l’espace un peu restreint. Difficile ! Les Patous écrasent régulièrement leurs chiots, avec parfois plusieurs portées sans chiot vivant, … Les naissances s’enchaînent régulièrement durant la matinée, je décide de ne pas sortir le troupeau. La chienne donne naissance à ses chiots à l’écart, puis les porte dans sa gueule au milieu des autres après les avoir bien nettoyés. Le moment où elle se recouche sur la portée est critique, … Un petit tour chez Christophe, et je compte sept chiens avant d’aller manger. Au retour : 9 chiens. A 15 h, 11 chiens, et à 16 h 30, 13 chiots sont nés, dont 5 morts. Il reste 8 chiots grouillant sous les mamelles noires. La chienne est allongée de tout son long, totalement épuisée et insensible aux caresses ou à l’appel. J’ai peur qu’elle ne résiste pas à l’épreuve, mais deux ou trois coups de fil me rassurent. Une grosse gamelle de riz et du repos la remettent sur pied le lendemain matin.</span></p>
<p><span style="color: #003366;"> Le vendredi nous éliminons les deux plus petits. Le dimanche suivant, panique, elle ne peut plus bouger et n’a aucun appétit. Je file chez le vétérinaire. Verdict : elle présente une métrite sévère, qui risque compromettre sa fertilité, voire sa santé en grand ! En cause, le nombre de petits et la difficulté à se délivrer des treize placentas. Pour sauver la fertilité de la chienne, il faut faire des lavements utérins matin et soir. Heureusement, une wwoofeuse future étudiante en véto vient d’arriver à la ferme, et elle a le cœur bien accroché. Il faut placer la chienne en position, l’arrière-main très haut, passer une sonde au-delà du col de l’utérus et injecter doucement le produit qui nettoiera tout ça. Attendre 10 minutes au moins.  Rapidement, Tara comprend ce qui l’attend et fait le poids mort quand elle me voit arriver, … reste à faire glisser la chienne par terre jusqu’à la zone de traitement (50 kg), puis à soulever une patte puis l’autre pour la mettre à califourchon sur l’appui, … pas de tout repos. Heureusement, elle réagit bien et vite, et le jeudi, nous pouvons arrêter les soins. Le lendemain, je trouve un nouveau chiot écrasé. Il en reste 5 maintenant. J’espère que tout va aller mieux, lorsque, une semaine après, les mamelles deviennent chaudes et douloureuses, elle se laisse à peine téter, et le lait ne coule pas à flot, … surveillance accrue et inquiétude se succèdent.</span></p>
<p><span style="color: #003366;">Finalement, une bonne complémentation des chiots dès la quatrième semaine permet de rattraper la situation, et nous avons profité  pendant quelques courtes semaines du spectacle de ces chiens magnifiques et en bonne santé. L’éleveur n’a finalement pas la meilleure place, une fois la portée sevrée, elle s’en va ! Tous les chiots ont été vendus à des éleveurs.</span></p>
<p><span style="color: #003366;">Voir des photos de la portée et des parents : <a href="http://picasaweb.google.com/belle.garrigue.florence/PatousParentsEtProgeniture#" target="_blank">http://picasaweb.google.com/belle.garrigue.florence/PatousParentsEtProgeniture#</a></span></p>
<p><span style="color: #003366;"> </span></p>
<p><span style="color: #003366;">La ferme et ses sous-produits</span></p>
<p><span style="color: #003366;">La laine, le fumier sont les productions appréciées que les moutons donnaient aux Corbières. On y comptait jusqu’à 1 million de moutons en 1850. Les troupeaux étaient constitués pour moitié de véritables moutons (mâles castrés), tant la production de viande n’était pas l’objectif principal. Les temps ont bien changé : la laine de nos brebis, de piètre qualité, part à la poubelle, au paillage des arbres fruitiers ou au fumier. La place du fumier, elle, tend à changer. L’augmentation du coût des engrais de synthèse, la forte hausse des conversions en bio en font un produit de plus en plus recherché. Il faut épandre 10 à 15 tonnes par hectare, qui libèreront leurs nutriments lentement, pendant 4 à 5 ans. Les jardiniers locaux en sont friands, et le fumier de nos brebis devient une monnaie d’échange : fumier contre délicieux légumes d’été. Le fumier de mouton est le plus équilibré et le plus riche. Le fumier de volailles encore plus riche, est redouté pour ses propriétés « brûlantes ».</span></p>
<p><span style="color: #003366;">Sur les pâturages, les girobroyages laissent derrière eux des branchettes de genévrier-cade, qui font un extraordinaire bois de grillade, au fumet délicieux, et un bon bois de démarrage pour le feu.</span></p>
<p><span style="color: #003366;">Moins intéressant, les poubelles de la ferme : les chiens consomment 400 kg de croquettes tous les trois mois, soit 20 sacs, plus les sacs d’aliments, sel, sels minéraux et céréales, plus les kilomètres de filets et ficelles qui entourent les round-balls de fourrage, les seaux éclatés, les palettes détruites, les fils de fer moissonnés en même temps que le blé, entortillés dans les balles de paille, … soit une camionnette tous les 3 mois ! difficile à optimiser.</span></p>
<p><span style="color: #003366;"> </span></p>
<p><span style="color: #003366;">Prochaine livraison de viande d’agneau : mi-février</span></p>
<p><span style="color: #003366;">Merci de réserver votre caissette au 0468457297 ou par mail : <a href="mailto:belle.garrigue.florence@gmail.com" target="_blank">belle.garrigue.florence@gmail.com</a>. Colis de 8 kg environ, sous-vide, au tarif de 12<sup>€</sup>50 le kg. La livraison est prévue dans les Corbières et sur Toulouse. Les dates et points de livraison vous seront communiqués rapidement après commande.</span></p>
<p><span style="color: #003366;"> </span></p>
<p><span style="color: #003366;">Espaces libres</span></p>
<p><span style="color: #003366;">Le berger, les chiens. Non pas libres, mais libres de nos mouvements. Les brebis, libres de choisir les plantes qu’elles vont manger, leur chemin. Il m’arrive encore de tressaillir, vont-elles me suivre ? comment se fait-il qu’elles m’écoutent et me font confiance ? les chiens ont des arguments de poids, c’est vrai, mais la plupart du temps, ils ne sont là que pour rassembler les retardataires ou interdire l’accès à une vigne.  Comment ne pas se sentir libre, sans feux rouges, sans stop, sans sens interdits ? La limite au déplacement s’appelle falaise, vigne, haie d’épineux, ruisseau profond, l’espace est barré pour de belles et bonnes raisons, inchangées, pérennes. Le chemin qu’on s’y invente est sinueux, parfois étroit, parfois large. Le troupeau y glisse à la manière d’un banc de poissons répandu en flaque fluide et mobile. Le grand corps se meut, sa tête, sa masse, ses filaments à la traîne. Grains de riz éparpillés sur la pente, petites touffes cotonneuses que le mouvement file en longues mèches irrégulières sur les sentiers entrecroisés. Pour façonner ce paysage, il n’y a que ces centaines de pieds étroits et ces bouches sans cesse affairées, il n’y a que ce rythme archaïque<em>,</em> la nécessité d’alterner le refuge de la nuit et la nourriture du jour, il n’y a que l’épuisement de la ressource et la quête d’une autre jouissance des ventres vers des herbes plus tendres, plus riches, plus vertes. Brebis, Patous, chiens, il y a un maître à toute cette liberté : non pas le berger, mais le pâturage. C’est lui qui dicte la direction du jour, la durée de la marche, l’orientation du troupeau Le paysage et le troupeau ont tissé des liens indicibles et étroits. Pas un endroit que nous n’ayons visité, pas un qui n’ait été soumis aux coups de dents des brebis. Cet entêtement, cette pression exercée modèlent le paysage, ouvrant des lignes de terre battue, des brèches dans la broussaille, lissant des surfaces autrefois griffonnées d’ombres. Le troupeau épouse les ondulations, les failles, au plus près, un immense baiser-brasier qui court tout le jour au long des hanches tendues des collines. Un incendie sans flamme, une bouchée goulue, intime, fouilleuse transforme les flancs du pays en bête à poil ras.</span></p>
<p><span style="color: #003366;"> </span></p>
<p><span style="color: #003366;"> </span></p>
<p><span style="color: #003366;"> </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #003366;">Meilleurs vœux pour cette nouvelle année</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #003366;">de la part de l’équipe des Belles Garrigues.</span></p>
<p><span style="color: #003366;"> </span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Belles garrigues, info n°5</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Jul 2010 15:04:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>florence</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Belles Garrigues, Info N°5 Sommaire : Des agneaux et quelques points techniques Le WWOOF Des colis de viande : enfin ! Biodiversité : la tulipe sauvage Cet été : « les petits-déjeuners du berger » Patous : une éducation à part En parlant de l’ours Des agneaux et quelques points techniques Bel agnelage que celui de ce printemps. Beaucoup d’agneaux et des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Belles Garrigues, Info N°5</p>
<p>Sommaire :</p>
<p>Des agneaux et quelques points techniques</p>
<p>Le WWOOF</p>
<p>Des colis de viande : enfin !</p>
<p>Biodiversité : la tulipe sauvage</p>
<p>Cet été : « les petits-déjeuners du berger »</p>
<p>Patous : une éducation à part</p>
<p>En parlant de l’ours</p>
<p>Des agneaux et quelques points techniques</p>
<p>Bel agnelage que celui de ce printemps. Beaucoup d’agneaux et des beaux, qui suscitent toujours l’intérêt des voleurs, mais cette fois-ci les Patous étaient là, ils ont bien travaillé et nous sommes arrivés à temps.</p>
<p>Nos brebis ont tenu leurs promesses : 2 agneaux par brebis adulte, c’est bien assez. Grâce à une pesée effectuée au bon moment, nous connaissons le GMQ, c’est-à-dire le Gain Moyen Quotidien de chaque agneau. Pour les meilleurs, il se situe à plus de 400 g. Ceux-là grossissent de 1, 2 kg tous les 3 jours, … il faut beaucoup de lait ! La race Lacaune est, à l’origine, une race laitière. Ce sont les Lacaune qui produisent le lait pour la fabrication du Roquefort. La sélection que nous élevons a été orientée vers la production bouchère, avec des agneaux mieux conformés, mais la qualité laitière a été préservée, comme le montrent nos GMQ. Nous n’avons aucun refus d’agneau à déplorer, car elles sont extrêmement maternelles, … et pour l’instant le taux de mortalité se situe à 8 %, ce qui est plutôt bon (14 % l’année dernière, on progresse). Il reste maintenant à réussir le sevrage et le tarissement des mères, ce qui est assez délicat. Le meilleur moment approche : le choix des agnelles de reproduction, c’est-à-dire les futures mères. Il faut qu’elles soient nées doubles ou triples (jargon que l’on comprendra, je pense), avec un bon GMQ et une bonne valeur laitière de la mère. À partir de ces trois critères, nous comparerons les jeunes entre-elles et déciderons qui reste et qui part. Cette année, nous allons vendre 25 agnelles à une jeune bergère qui vient de s’installer. C’est de bon augure, et très valorisant pour l’éleveur. Tout ceci est le résultat d’un travail mené depuis des années par les éleveurs et les techniciens qui suivent nos troupeaux. J’ajouterai que nous avons eu la chance de démarrer avec un troupeau d’un très bon niveau génétique, …</p>
<p>Quelques photos de l’agnelage 2010, faite par Mathieu Elie, avec un grand angle : http://www.flickr.com/photos/mathieuelie/sets/72157623813173013/</p>
<p>Le WWOOF</p>
<p>Cette association internationale met en contact des bénévoles désireux de découvrir l’agriculture biologique et des fermes biologiques (ou assimilées comme nous). En échange de quelques heures de travail par jour, ils sont nourris, logés, et découvrent un pays, une langue, des techniques que nous nous engageons à partager avec eux. Nous avons déjà reçu 6 wwoofers, américains, québécois, anglais ou français. Cette formule d’accueil à la ferme est riche d’échanges et permet de travailler dans des conditions différentes. Apport d’énergie garantie si entente ! http://www.wwoof.fr/</p>
<p>Des colis de viande d’agneau : enfin !</p>
<p>C’est d’ailleurs grâce au Wwoofing qu’Elodie est arrivée à la ferme. Elle a rapidement décidé de mettre en place la vente directe de notre viande d’agneau sous forme de caissettes. Élodie pense s’installer à son compte et vendra prochainement d’autres produits des Corbières &#8230; à suivre. En attendant, vous pouvez réserver un demi-agneau, au prix de 12,50 € le kilo, comprenant un gigot, une épaule, 20 côtelettes, le collier, la poitrine, soit environ entre 8 et 10 kg de viande actuellement. Nous prévoyons des livraisons en tout début d’automne dans la région toulousaine et sans doute une vers le Gers à la fin de juillet. Pour en savoir plus : aromesdescorbieres@gmail.com</p>
<p>Biodiversité : la tulipe sauvage</p>
<p>Voilà une plante inféodée aux milieux ouverts qui tend à disparaître dans les Corbières. L’année dernière, j’avais repéré une station de tulipes sauvages et je m’étais promis de protéger cette zone d’environ 400 m2 cette année. Chose fut faite et quelle ne fut pas ma surprise : le nombre des tulipes sauvages a été multiplié par 4 au moins depuis l’année dernière, sur une surface d’environ 10 fois celle que j’ai protégée. Est-ce seulement grâce aux brebis ? difficile de l’affirmer, mais je veux y croire. Quelques photos : http://www.google.com/images?oe=UTF-8&amp;gfns=1&amp;q=tulipe+sauvage&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;source=univ&amp;ei=bJYwTPPxL8ynsQaO4dy2Ag&amp;sa=X&amp;oi=image_result_group&amp;ct=titleresnum=1&amp;ved=0CCUQsAQwAA</p>
<p>Cet été : « les petits-déjeuners du berger »</p>
<p>Un petit-déjeuner savoureux et inoubliable avec les ânes et le troupeau de brebis</p>
<p>Rendez-vous à la ferme des Belles Garrigues. Après une brève description de la ferme, Mathilde charge le petit-déjeuner sur les ânes bâtés, et vous voilà sur les sentiers, entre les romarins, sous le soleil encore doux de la matinée. Mathilde vous parlera de la garrigue, de son incroyable biodiversité et de l’intérêt du pastoralisme pour le milieu, puis vous déjeunerez avec de délicieux produits locaux, face au large paysage de nos Corbières odorantes. Les cloches signalent le troupeau, gardé par la bergère. Celle-ci répondra à vos questions, vous montrera comment travaillent les chiens de conduite et les Patous, ces gros chiens blancs qui escortent les bêtes. Nous rentrerons avec le troupeau, au pas lent des 200 brebis.</p>
<p>Les mardis, pour les lève-tôt, rendez-vous à 6 h 30</p>
<p>Les jeudis, rendez-vous à 8 h 00</p>
<p>Fin de balade vers 10 h 30</p>
<p>À partir de 8 ans</p>
<p>Du 6 juillet au 26 août inclus</p>
<p>Tarif : 12 € pour les adultes, 4 € par enfant, familles nombreuses nous consulter.</p>
<p>Prévoir : chapeau, chaussures de marche, lunettes de soleil, crème solaire, pantalons longs, gourdes pleines, bâton de marche</p>
<p>En savoir plus, réserver (indispensable) : Florence, 04 68 45 72 97, <a href="http://www.bellesgarrigues.org/">www.bellesgarrigues.org</a></p>
<p>Patous : une éducation à part</p>
<p>L’éducation des Patous est très particulière et mérite d’être expliquée, même sommairement. Le Patou est un chien naturellement protecteur et « aboyeur », chez qui nous allons créer une dépendance affective au troupeau de brebis, afin qu’il le protège. Pour ce faire, le Patou doit naître en bergerie et doit avoir le moins de contact possible avec les humains. Il grandira ainsi, persuadé qu’il est un peu aussi « une brebis ».</p>
<p>Espoir, notre chiot Patou, est arrivé à la ferme à l’âge de trois mois et demi. Nous l’avons placé avec un lot d’agnelles, moins agressives. Il a fallu le repousser régulièrement, parfois brutalement (que c’est dur ! un chiot adorable !), pour qu’il aille chercher du réconfort auprès des agnelles, qui l’ont très bien accueilli. L’identification à la famille « mouton » a parfaitement réussi, au point qu’Espoir a mangé tout ce qu’elles ont mangé pendant des semaines : orge, foin, paille, et a goûté toutes les plantes de garrigue : cade, pin d’Alpe, aphyllante, etc, … De la même façon, les Patous suivent les brebis qui fuient le chien de conduite. Par contre, ils vont faire front au chien errant et le contraindre à faire demi-tour, voire l’attaquer s’il persiste à vouloir s’intéresser aux brebis. Notons qu’il y a près de 100 000 brebis attaquées par des chiens errants ou en liberté en France par an, contre 1000 (officiellement en tout cas) par des ours ou des loups, …</p>
<p>En parlant de l’ours</p>
<p>Il y a ceux qui l’ont vu, et les autres. Il est passé tout près de nous, sur le plateau de Jonquières, à moins de 3 Km de la ferme. « Balou est en rut. Il cherche désespérément une femelle, à 30 Km des plages de Narbonne » dira la presse. Après l’effet un peu sensationnel de la nouvelle, et quelques coups de fils, je décide de fermer la bergerie la nuit et de faire confiance aux Patous. Il y a un risque minime, infinitésimal, d’attaque.</p>
<p>On me pose la question : comment vis-tu cette proximité de l’ours ? En tant qu’éleveur, c’est plutôt désagréable. Une attaque, d’ours ou de chien, peut détruire en quelques minutes des années d’effort de sélection et d’amélioration génétique de son troupeau. Je n’en suis pas là, mais cette dimension est une des plus passionnantes et j’aurais du mal à perdre certaines brebis. Sans parler des séquelles sur le comportement des brebis. Durablement effrayées, elles deviennent plus difficiles à conduire, restent sur leur garde et mangent moins bien (c’est ce dont témoignent tous les bergers ayant vécu des attaques de prédateurs).</p>
<p>Mais rapidement, la présence invisible de l’animal sauvage éveille d’autres sensations. Loin de la peur ancestrale. Sauvage signifie autonome, et voilà le fauve qui serpente entre les vignes, traverse les routes, très discrètement. Peu de gens ont vu Balou, ours particulièrement farouche. Il se nourrit au hasard des trouvailles, il flaire, court, dort, entreprend sans conseil, sans discussion. Il erre, mais seulement en apparence, capable de reprendre la direction des Pyrénées dès que nécessaire. Balou est un animal sauvage. Il sait éviter les voitures, les habitations, les humains et leurs chiens, mais il est constamment aux prises avec eux. Il se cache et poursuit son chemin. Il compose. Il s’arrange de nos bruits, de nos avions, de nos omniprésentes constructions. Il emprunte même nos sentiers, longe nos cultures, détruit nos ruches, attaque veaux et troupeaux. Tout est à prendre, à manger, c’est normal. Mais en tant qu’éleveur, comme beaucoup d’autres, je serais la première à tirer dessus en cas de mise en danger réel de mes brebis (affirmation hypothétique, car je n’ai pas le moindre soupçon d’arme, évidemment). Cela relève de la même nécessité.</p>
<p>Ce sauvage-là m’intéresse. Il nous frôle, nous observe, nous fascine et nous embête  tout à la fois.</p>
<p>La réintroduction de l’Ours Brun dans les Pyrénées soulève les passions. Y a t’il une seule façon de regarder le problème ? je me contenterai de me faire le relais de deux interrogations opposées entendues de la bouche d’éleveurs :</p>
<p>Dans quelles conditions peuvent vivre les ours bruns dans les Pyrénées, alors que leur population a continué à fortement décliner pendant des dizaines d’années après la déclaration de protection de l’espèce ? Il semble aujourd’hui qu’ils se reproduisent plutôt bien (sauf Balou), mais à quel prix ? financier notamment ! avec quelle autonomie ?</p>
<p>Comment demander aux populations des pays pauvres ou en développement de protéger leurs grands animaux (lions, éléphants, tigres, léopards, …), malgré les dégâts causés sur les productions agricoles et les élevages, si nous ne sommes pas en capacité de vivre avec nos quelques dizaines de grands prédateurs sur le territoire métropolitain ?</p>
<p>J’en ajouterai une, personnelle : comment se fait-il que cet ours soit suivi avec tant de moyens dès qu’il n’est plus en montagne (gendarmerie, techniciens, rondes et surveillance de nuit, etc, … hélicoptères même, quand cet ours était descendu vers Carbonne au sud de Toulouse), à quel coût, et pour quelles raisons, alors que les usagers de la montagne, ceux qui y travaillent tout l’été, doivent composer avec son caractère « inoffensif » tous les jours ? nous cacherait-on quelque chose ? de quoi a t’on peur ?</p>
<p>La question n’est pas tranchée pour moi, je le précise, …</p>
<p>A lire sur le sujet : « L’ours, les raisons de la colère », de Violaine Béraut, aux éditions Cairn.</p>
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		<title>La fête du mouton et de la garrigue 2010</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Feb 2010 15:02:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>florence</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[La fête du mouton et de la garrigue 2010 la nouvelle édition aura lieu le samedi 15 mai, pendant le pont de l&#8217;Ascension En matinée, à la ferme des Belles Garrigues, à 3 Kms d’Albas (suivre fléchage) : 9 h  : Petit-déjeuner paysan avec l’association de producteurs locaux « Un œil sur mon réseau » : tartines, miel, fromage [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La fête du mouton et de la garrigue 2010</strong></p>
<p>la nouvelle édition aura lieu le samedi 15 mai, pendant le pont de l&#8217;Ascension</p>
<p>En matinée, <strong>à la ferme des Belles Garrigues</strong>, à 3 Kms d’Albas (suivre fléchage) :</p>
<ul>
<li>9 h  : Petit-déjeuner paysan avec l’association de producteurs locaux « Un œil sur mon réseau » : tartines, miel, fromage de chèvre, confitures, pain d’épices, jus de raisin, boissons chaudes, et pour les plus réveillés : vin, pâte d’olive, charcuterie<em> </em></li>
</ul>
<p>- Départ en balade vers 10 h, commentée et observation des oiseaux de garrigue avec la Ligue de la Protection des Oiseaux. Retour avec le troupeau de 200 brebis.</p>
<p>- Participation petit-déjeuner + balade: 8 €, gratuit pour les moins de 10 ans.</p>
<p>Renseignements/réservations : 04 68 45 72 97<br />
belle.garrigue.florence@gmail.com</p>
<p>Midi au village<br />
Grillades, desserts, petits producteurs, … en musique</p>
<p>Et toute la journée, …<br />
à partir de 11 h</p>
<p>➢	Animations enfants, mini-ferme, balades à poneys<br />
➢	Animations par les jeunes du canton : kermesse, atelier « confection de masques mouton » et mandalas mouton, le Jeu du mouton (jeu de l’oie grandeur nature).<br />
➢	Démonstration de tonte, de 8 h à 18 h<br />
➢	Exposition sur la garrigue<br />
➢	La grande tapisserie « Allégorie du souffle » sera visible à l’église de 15 h à 17 h.<br />
➢	Artisans d’Art et produits des alentours<br />
➢	15 h 00 : Vidée- conférence sur le Grand-duc, avec la LPO<br />
➢	16 h 00 : démonstration d’extraction du miel, Michel MAZERM, apiculteur<br />
➢	17 h : Démonstration de chien de berger, par Julien Amigou et Florence Robert, bergers du village, précédée d’une présentation de l’intérêt du pastoralisme dans les Corbières, et  du rôle des Patous, chiens de protection</p>
<p>➢	Et à partir de 19 h 00 : Méchoui à l’assiette (7€, 4€ gratuit pour les moins de 6 ans, 4 € entre 7 et 12 ans). Possibilité d’acheter sur place : vin, entrées, desserts, crêpes, fromages<br />
➢	 Musique et animations<br />
➢	Réservation indispensable  pour le méchoui :04 68 45 34 16. Votre réservation est effective uniquement après confirmation de notre part. Nombre de places limité, n’attendez pas le dernier moment.</p>
<p>Avec :<br />
la Mairie d’Albas, le Comité des fêtes et l’ACCA d’Albas, Julien AMIGOU et Florence ROBERT, bergers, la Ligue de la Protection des Oiseaux de l’Aude, l’association « Un œil sur mon réseau », les Cafés « Moka Midi », la Chambre d’Agriculture de l’Aude , le Pays Corbières-Minervois, la Communauté de Communes de Durban-Corbières, sans oublier les nombreux bénévoles d’un jour ou de plusieurs mois qui se sont impliqués dans ce projet.</p>

<a href='http://bellesgarrigues.org/2010/02/11/la-fete-du-mouton-et-de-la-garrigue-2010/brebis-1/' title='Brebis 1'><img width="150" height="150" src="http://bellesgarrigues.org/wp-content/uploads/2010/02/Brebis-1-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Brebis 1" title="Brebis 1" /></a>
<a href='http://bellesgarrigues.org/2010/02/11/la-fete-du-mouton-et-de-la-garrigue-2010/brebis-3/' title='Brebis 3'><img width="150" height="150" src="http://bellesgarrigues.org/wp-content/uploads/2010/02/Brebis-3-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Brebis 3" title="Brebis 3" /></a>
<a href='http://bellesgarrigues.org/2010/02/11/la-fete-du-mouton-et-de-la-garrigue-2010/brebis-2/' title='brebis 2'><img width="150" height="150" src="http://bellesgarrigues.org/wp-content/uploads/2010/02/brebis-2-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="brebis 2" title="brebis 2" /></a>

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		<title>Belles Garrigues, Info N°4</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Feb 2010 04:38:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>florence</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Belles Garrigues, Info N°4 Sommaire : Avatars et autres problèmes de lutte Littérature administrative Énergies Patou 2 Neige Accueil des écoles Comptage zones humides avec la LPO Jour après jour Avatars et autres problèmes de lutte Les béliers ont quitté leurs brebis le 5 décembre, après 5 semaines de lutte, parfois acharnée. Nous espérons que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Belles Garrigues, Info N°4</strong></p>
<p>Sommaire :</p>
<p>Avatars et autres problèmes de lutte</p>
<p>Littérature administrative</p>
<p>Énergies</p>
<p>Patou 2</p>
<p>Neige</p>
<p>Accueil des écoles</p>
<p>Comptage zones humides avec la LPO</p>
<p>Jour après jour</p>
<p><strong>Avatars et autres problèmes de lutte</strong></p>
<p>Les béliers ont quitté leurs brebis le 5 décembre, après 5 semaines de lutte, parfois acharnée. Nous espérons que 90% brebis sont pleines. Les brebis vides « repasseront au bélier » en avril, ce qui permettra d’avoir un petit agnelage en septembre. Zébro, le plus jeune bélier, âgé de 10 mois, s’est cassé une patte en sautant les claies pour rester avec ses 60 amoureuses, … Vétérinaire, anesthésie, mais le plâtre glisse trop bas au bout d’une semaine et nous décidons de le refaire nous-même, … Il a glissé aussi, et la patte est tordue, mais solide, … c’est pas joli, mais ne devrait pas l’empêcher d’être à l’avenir l’excellent bélier que ses origines promettent.</p>
<p>Newton après la bagarre : http://picasaweb.google.fr/belle.garrigue.florence/Newton#</p>
<p><strong>Littérature administrative</strong></p>
<p>Je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous ce monument de littérature administrative, extrait, à la virgule près, de la notice de 14 pages tapée en petite police, qui est censée aider l’employeur agricole à remplir la déclaration trimestrielle de salaires, … ma phrase est un peu longue, mais c’est pour vous habituer à ce qui suit :</p>
<p><em>Concrètement, veuillez limiter les taux de majoration déclarés comme suit :</em></p>
<p><em>- pour les heures effectuées au-delà de 1607 heures dans le cadre d’une convention de forfait en heures sur une base annuelle, au <strong>taux de 25%</strong></em><em> de la rémunération horaire déterminée à partir du rapport entre la rémunération annuelle forfaitaire et le nombre d’heures de travail prévu dans le forfait, les heures au-delà de la durée légale étant pondérées en fonction des taux de majoration applicables à la rémunération.</em></p>
<p>Et voilà. Il m’a fallu une dizaine de lectures pour comprendre. Mais c’est vrai que je ne suis que bergère. Heureusement, nous ne sommes pas concernés par l’alinéa.</p>
<p><strong>Énergies</strong></p>
<p>La ferme est située en site isolé, c’est-à-dire que nous n’avons ni l’eau courante, ni l’électricité. L’eau est fournie par un forage de 26 m de profondeur, et remontée par une pompe solaire directe, c’est-à-dire sans batterie. Quand il y a du soleil, elle fonctionne, sinon … non. Pour pallier ces pénuries d’eau temporaires, nous avons une citerne de 70 m3, qui récolte l’eau de pluie tombant sur le toit de la bergerie … quand il pleut. Le vent est une énergie inépuisable ici, mais pour l’instant, nous nous en protégeons plus qu’autre chose. Pierre a conçu des brise-vents pour protéger les tunnels en plastique. Sans brise-vent, le premier tunnel n’aurait pas résisté à la tempête de janvier dernier. Pour l’électricité, Pierre a bricolé une des batteries solaires qui sert à électrifier les fils de clôture (totalement peu recommandé), qui nous a éclairé pendant l’agnelage. Pour le reste, nous profitons de la lumière du jour, des phares de voitures ou des lampes frontales. Bougies interdites, bien sûr. L’avenir devrait être plus lumineux, car nous avons demandé à ERDF un raccordement, qui devrait déboucher sur l’installation de panneaux solaires d’ici l’automne prochain.</p>
<p><strong>Patou 2</strong></p>
<p>Nous avons saisi une opportunité et avons acheté Tara (appelons-la Tara), une montagne de muscles, de dents et d’amabilité avec nous et ses brebis.  Dès le lendemain de son arrivée, elle a été capable de traverser le troupeau au trot sans effrayer une seule brebis ! une pro tout simplement. Le plus beau moment : Tara est arrivée de nuit à la ferme et nous l’avons attachée à la chaîne pour qu’elle ne s’échappe pas. Au matin, j’entre dans la bergerie et à la place de Tara se trouve un rassemblement dense de brebis. Un peu inquiète, je me demande où est la chienne sous cet amoncellement de laine et de pattes ? Elle est là, et fait déjà l’objet de marques de tendresse incroyables, museaux dans le poil et même menton d’une jeune brebis appuyé sur son dos, … N’oublions pas, cependant, qu’elle est une gardienne très impressionnante, et il faut que nous soyons là pour que quelqu’un d’autre entre dans la bergerie.</p>
<p>Photos des Patous : http://picasaweb.google.fr/belle.garrigue.florence/Patous03#</p>
<p><strong>Neige :</strong></p>
<p>Laissons parler les images : http://picasaweb.google.fr/belle.garrigue.florence/Neige#</p>
<p><strong>Accueil des écoles</strong></p>
<p>Le programme des journées destinées aux écoles autour du thème « Garrigue et pastoralisme », en mai et juin :</p>
<p><a href="../ferme-a-decouvrir/les-ecoles-a-la-ferme/">http://bellesgarrigues.org/ferme-a-decouvrir/les-ecoles-a-la-ferme/</a></p>
<p><strong>Comptage zones humides avec la LPO</strong></p>
<p>J’ai participé au comptage des oiseaux présents sur l’étang de Bages le 16 janvier dernier dans le cadre du recensement national annuel des oiseaux des zones humides. L’occasion de découvrir bien des espèces … avec du très bon matériel. Splendide.</p>
<p>Total du comptage :</p>
<p>Grèbe huppé : 388</p>
<p>Grèbe à cou noir : 165</p>
<p>Harle huppé : 21</p>
<p>Canard colvert : 49</p>
<p>Foulque macroule : 1543</p>
<p>Tadorne de Belon : 56</p>
<p>Flamant rose : 1435</p>
<p>Aigrette garzette : 8</p>
<p>Grande Aigrette : 3</p>
<p>Grand Cormoran : 150</p>
<p>Chevalier guignette : 4</p>
<p>Héron cendré : 1</p>
<p>Et autres mouettes et goélands, par milliers</p>
<p>Pour découvrir le plaisir d’observer les oiseaux de votre région : <a href="http://www.lpo.fr/">www.lpo.fr</a></p>
<p><strong>Jour après jour</strong></p>
<p>Un  ami me demande : &#8211; qu’est-ce que tu fais durant la journée, à quoi occupes-tu tes jours ?</p>
<p>Bonne question.</p>
<p>Je me lève avec le jour, avant le soleil. Direction la bergerie, en voiture.</p>
<p>Mais déjà le temps bascule, l’heure s’oublie à la montre</p>
<p>des bêlements m’attendent, le hennissement doux de la jument, un frôlement de braiment, l’ânesse demande son foin, les chiens s’agitent, impatients, implorants,</p>
<p>vent ou boue, le rythme est immuable, libérer les chiens de leur chaîne, donner le grain et le foin aux animaux qui ne sortent pas en garrigue, changer l’eau si elle n’est pas propre,</p>
<p>les sens s’éveillent avec le jour venant, les brassées de foin, le fumier, la laine, les cloches, la lumière rampe sous les portes, les mâchoires se lancent dans leur première danse de la journée, en un grondement de cascade lointaine, sourde, grave</p>
<p>un coup d’œil pour chacune, plaies, attitude anormale,</p>
<p>un tour plus précis chez les malades, température, piqûre, réconfort,</p>
<p>je rentre pour le petit-déjeuner</p>
<p>paperasse – téléphone &#8211; Internet</p>
<p>puis</p>
<p>Chaque garde est un petit voyage à elle seule, à chaque fois. Le départ, à peine fiévreux, cette mise en mouvement du grand corps du troupeau, les chiens passent devant, courent, aboient, sautent de joie. Je prends mon bâton, mets mon sac à dos, appelle. Le rythme donné, les brebis ne lèveront plus la tête, sauf pour changer de pâturage. Il n’y a rien à faire d’autre que de les suivre, les observer, les relancer dans la bonne direction, un navire sur son erre. La garde est faite de petits riens, avec des événements à sa mesure : la visite d’un rapace, le mouvement de la brume, les cris adressés aux chiens, une brebis à marquer parce qu’elle boite, les vignes à éviter ; un petit voyage, avec ses pauses, ses rencontres avec le chasseur, le vigneron, le cycliste ; le repas, la sieste parfois, à même le sol, à ras de terre. Le temps est sans durée, il passe parce qu’il ne peut en être autrement &#8211; c’est la lumière qui guide le berger. Penser est d’une densité différente, la chose se penche sur vous en flottant tout autour du sujet, des heures durant. Prendre une décision : impensable. On ne réfléchit pas. On est là et c’est tout l’univers de la garrigue qui respire, qui bruit, qui vibre, qui sévit aussi. Pas de faux-pas. Pas d’erreur de gardiennage. Pas d&#8217;inattention. On pourrait le payer cher.</p>
<p>Le retour est amorcé quelques heures après, ce sont les ventres arrondis qui l’annoncent. Les panses se remplissent jusqu’à en être difformes. Le retour est une petite victoire, une ascension pour soi, une lutte, celle du jour, contre la faim, contre le foin qu’il aurait fallu donner sans la garrigue. Le retour vers le port de la ferme, point de chaleur du paysage, se fait lentement, les bêtes s’accrochent, elles gagnent à coup de dent chaque calorie qui leur manquera peut-être dans les jours qui viennent. Le froid s’intensifie en fin d’après-midi. C’est l’hiver. Les bouches fument, les doigts sont gourds, les chiens courent avec le troupeau qui se précipite vers les abreuvoirs. Il faut séparer les brebis des agnelles, et donner encore, et encore, le foin et l’eau propre. Quotidien de paysan.</p>
<p>Ce que je fais de mes jours. La question pourrait être inversée. Les jours font de moi une personne nouvelle, pétrie par le rythme et par la tâche. Par la nécessité. Par l’assujettissement aux besoins élémentaires des bêtes que sont boire, manger, être en bonne santé. Par la nature, qui façonne sans cesse la durée du jour et la température. Le temps n’est plus ce qu’atteste le sablier, il est la coupe où nous buvons le lait de chaque instant à chaque instant. L’animal est immanent. Et en liberté, il ne s’ennuie jamais. Malgré l’astreinte, je me sens libre, souvent.</p>
<p>mais ce n’est pas tout</p>
<p>Berger. Pâturages. Ouverture et entretien du milieu. Avec d’autres, je travaille à l’œuvre la plus aboutie de la garrigue : l’envol de l’aiglon. Car l’aigle est en sommet de la chaîne alimentaire. S’il est capable de nourrir et d’élever son petit, c’est que la nature est en bonne santé. Nous y contribuons, avec application. Les mains dans le cambouis. À la force des muscles, à porter les tonnes de fourrage mois après mois, à soulever les brebis, à construire la ferme. Le cambouis de la conviction, de l’idéalisme disent certains, … Mais il y a déjà bien plus de perdrix depuis que les brebis sont arrivées. Cela me suffit.</p>
<p>Pour l’instant.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Accueil des écoles autour de la biodiversité de la garrigue</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 19:58:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>florence</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous sommes prêts pour accueillir les écoles du CP au CM2 en mai et juin prochain. 2010 est l&#8217;année mondiale de la biodiversité, et nous sommes heureux de rejoindre cet événement en proposant aux écoles une journée entièrement consacrée au pastoralisme et à la garrigue. Deux animateurs vont rejoindre la ferme pour ces deux mois, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Nous sommes prêts pour accueillir les écoles du CP au CM2 en mai et juin prochain. 2010 est l&#8217;année mondiale de la biodiversité, et nous sommes heureux de rejoindre cet événement en proposant aux écoles une journée entièrement consacrée au pastoralisme et à la garrigue.</p>
<p style="text-align: justify;">Deux animateurs vont rejoindre la ferme pour ces deux mois, très motivés et compétents. Marion et Romain sont tous deux Accompagnateurs de Moyenne Montagne et apportent d&#8217;ores et déjà leur pierre à l&#8217;édifice, en proposant des animations pertinentes.</p>
<p style="text-align: justify;">La garrigue est un milieu très riche. Nous nous concentrerons sur : la lecture du paysage, la chaîne alimentaire et la création d&#8217;un paysage miniature par chaque enfant, en utilisant les plantes, les pierres et les argiles recueillies, &#8230; en plus de la visite de la bergerie pleine d&#8217;agneaux, bien entendu.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour lire le programme de ces journées : http://bellesgarrigues.org/ferme-a-decouvrir/les-ecoles-a-la-ferme/</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Infolettre N°1, installation de la ferme</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Nov 2009 18:15:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>florence</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Belles Garrigues, Info N°1 Sommaire : Petit résumé de l’arrivée des brebis et de la découverte des pâturages. Biodiversité : les premiers animaux entrevus Un autre berger rejoint le projet Le premier séjour participatif « Pâturage et biodiversité » Le second séjour participatif , en fin d’agnelage, aura lieu du 2 au 9 mai, Petit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Belles Garrigues, Info N°1</p>
<p>Sommaire :</p>
<p>Petit résumé de l’arrivée des brebis et de la découverte des pâturages.<br />
Biodiversité : les premiers animaux entrevus<br />
Un autre berger rejoint le projet<br />
Le premier séjour participatif « Pâturage et biodiversité »<br />
Le second séjour participatif , en fin d’agnelage, aura lieu du 2 au 9 mai,</p>
<p>Petit résumé de l’arrivée des brebis et de la découverte des pâturages</p>
<p>Les 92 premières brebis sont arrivées le 28 août, en camion.</p>
<p>Le lundi 1er septembre, nous sortons en garrigue, avec Alpha, la chienne. Évidemment, ça ne fonctionne pas très bien, mais grâce à Finou, la meneuse, elles me suivent assez facilement. Il y a beaucoup à manger, les brebis restent tranquilles. Nous apprenons ensemble les déplacements et les nouvelles parcelles. J’invente les cris d’appel du troupeau, et tous les autres ; berger, c’est un métier où la voix porte, haute et forte, … En attendant que l’aisance vienne.</p>
<p>La Fièvre Catarrhale Ovine, assez virulente, fait irruption en Ariège durant l’été, et nous vaccinons à toute vitesse le 6 septembre, … la mort fait partie du métier, mais la perspective est difficile, … Finalement, nous passerons à côté, la FCO, s’arrête à 20 Km de chez nous, probablement grâce à la sécheresse.</p>
<p>Les brebis font une fugue le 14 septembre, et je me revois courir sur la route derrière le troupeau au galop, vociférant contre Alpha terrorisée et tétanisée. Tauch, le chiot, aboie à tue-tête, très mécontent de ces brebis désobéissantes, ce qui les effraie encore plus. Finalement, nous n’avons pas croisé de voiture, et une petite aire de stationnement bien enherbée a permis de calmer tout le monde, …</p>
<p>Lumières, vent, influence maritime, bascule de la saison, l’été laisse la place à un automne toujours aussi sec. Una, la première agnelle, naît le 9 octobre, toute seule, d’une brebis primipare. Joli moment, …</p>
<p>Le tunnel est monté, grâce à l’aide de beaucoup de monde, vers le 17 octobre. Il est temps car la pluie arrive enfin après 4 mois de sécheresse vers le 22 octobre : 80 petits mm, mais ils sont bienvenus !</p>
<p>Les béliers sont mis avec les brebis le 5 novembre. C’est la fête. Ils attendaient enfermés dans leur case depuis des mois. Un bélier pour 50 brebis, il faut bien ça. Ils se partagent rapidement le tunnel, ce qui limite les risques de combat, parfois meurtriers.</p>
<p>Les pâturages, que nous découvrons au fur et à mesure, sont à la hauteur, riches et variés. Les 100 ha à notre disposition offrent suffisamment d’exposition différentes pour que nous puissions nous mettre à l’abri du vent. Entre novembre et décembre, nous avons eu des semaines de vent, avec des jours entiers à plus de 100 Km/h. Pourtant, il faut sortir en garrigue, pour nourrir le troupeau, et économiser le foin. Seules la pluie ou une température trop basse nous obligent à rester en bergerie.</p>
<p>La neige passe le 26 décembre, … Christophe est tout seul pour déneiger le tunnel et porter l’eau, le foin. Heureusement, cela ne dure pas. Ouf !</p>
<p>Le 6 janvier, 60 agnelles de 4 mois arrivent. Le lot est magnifique. Curieuses et peureuses à la fois, elles semblent cependant assez familières. Nous nous préparons à les sortir en garrigue, avec le troupeau, d’ici quelques jours, et progressivement.</p>
<p>Il y a actuellement 164 moutons aux Belles Garrigues.</p>
<p>Biodiversité : les premiers animaux entrevus.<br />
Dès le premier mois de présence du troupeau, il est évident que les oiseaux sont attirés (à part les perdrix, qui semblent craindre les cloches). Les hirondelles en migration passent au ras des dos lainés, espérant trouver des insectes. Les rapaces aussi viennent aux renseignements, survolant la ferme et le troupeau régulièrement : milans, busards, aigles, faucons crécerelle, vautours fauves. Des bergeronnettes s’installent chez nous et se posent parfois sur les brebis, les pattes bien au chaud, ainsi qu’un rouge-gorge qui semble bien parti pour passer l’hiver dans la chaleur du tunnel. Le maïs tombé de la remorque est inscrit au menu des lapins et des sangliers de passage, et les bousiers, premiers colonisateurs des terres désertées font leur apparition vers le 15 octobre, … tout ceci est de bon augure. De nombreuses fauvettes vivent sur la pente au-dessus du terrain. Espérons qu’elles resteront là.</p>
<p>Uun nouveau berger aux « Belles Garrigues »<br />
Christophe, ami et berger, nous rejoint mi-novembre. Il passera une bonne partie de l’hiver et du printemps ici, avant de repartir en estive cet été. Sa présence est une source de plaisir et d’énergie supplémentaire. Et de compétence aussi, ce qui n’est pas inutile ! Du coup, nous partageons les gardes en garrigue et imaginons ceci :</p>
<p>Le premier séjour participatif « Pâturage et biodiversité : débroussaillage aux Courtils », du 15 au 21 mars prochain.<br />
Nous vous proposons une semaine au rythme du troupeau et des travaux de restauration des pâturages et de la garrigue, dans un des plus beaux espaces d’Albas. Il s’agira de couper les pins et cades en surnombre, mais aussi de participer à la garde et aux soins du troupeau, de visiter les Corbières, d’en déguster les meilleurs produits et d‘en découvrir la Nature, &#8230; Ce séjour est au prix de 130 €, auxquels s’ajoutent les repas et l’hébergement, à Albas même. Il y a 8 places. Une description plus précise est consultable sur :</p>
<p>Un séjour participatif « Agnelage » aura lieu du 2 au 9 mai.<br />
Nous en serons à la fin de l’agnelage, il faudra sortir les mères et agneaux en garrigue, donner les soins aux agneaux nouveaux-nés, &#8230; Cette semaine sera l’occasion de profiter de la flore, superbe au mois de mai, ainsi que des oiseaux, en pleine activité de nidification. A votre rythme, vous pourrez alterner les surveillances et les soins en bergerie avec le gardiennage en garrigue, mais aussi profiter des Corbières, et pourquoi  pas, pousser jusqu’à la mer à 30 Km. Tarif 130 € + repas et hébergement. 2 places seulement.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Infolettre N°3, automne 2009</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Nov 2009 18:11:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>florence</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Belles Garrigues, Info N°2 Sommaire : Automne et pluieLa lutteBiodiversité : la ferme, un an aprèsVoleurs de bétailPatouLa bergerieSuivi techniqueCouleurs en fêteAccueil des scolaires Automne et pluieLa sécheresse a pris fin le 22 octobre, à peu près comme l’an dernier, avec 30 mm de pluie douce et régulière, qui ont déjà fait reverdir l’herbe. Fini [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Belles Garrigues, Info N°2</p>
<p>Sommaire :</p>
<p>Automne et pluie<br />La lutte<br />Biodiversité : la ferme, un an après<br />Voleurs de bétail<br />Patou<br />La bergerie<br />Suivi technique<br />Couleurs en fête<br />Accueil des scolaires</p>
<p>Automne et pluie<br />La sécheresse a pris fin le 22 octobre, à peu près comme l’an dernier, avec 30 mm de pluie douce et régulière, qui ont déjà fait reverdir l’herbe. Fini le foin, le pâturage a repris, avec son rythme lent et son abondance. Il faudra cependant encore beaucoup d’eau pour espérer un hiver facile.</p>
<p>La lutte<br />On appelle « Lutte » l’époque de la reproduction, quand les béliers rejoignent enfin les brebis, pour quelques semaines intenses. Nous avons désormais 4 béliers, qui auront 2 par 2 leur lot de 75 mères. Hors de question de les laisser ensemble quand les brebis seront en garrigue, la lutte est bien ce moment de combats violents qui fait des morts tous les ans. Habitués à un appel spécial (« mèè-og mè » bien grave), les mâles seront ainsi rappelés pour être mis dans une case très petite où ils recevront du grain, pour se refaire une santé, et pour ne pas avoir assez&nbsp; de place pour reculer et se battre. Il y aura 4 béliers pour 150 brebis, nous pouvons espérer des naissances groupées. Pour connaître le cycle d’une année avec le troupeau :<br />http://bellesgarrigues.org/nature-biodiversite/une-annee-avec-les-brebis/</p>
<p>Biodiversité : la ferme un an après<br />Les vignes arrachées qui ont reçu la ferme étaient couvertes de genêts pour une part, et à peu près stériles pour une autre part. Il n’y avait pas d’animaux à part quelques lapins. Depuis, nous avons eu l’occasion d’observer quantité de bêtes, petites et grosses, attirées par la manne de provisions que sont l’eau à volonté, les grains et fourrages, mais aussi les crottes, le fumier. Une véritable chaîne alimentaire s’est réinstallée sur l’hectare et demi de la ferme. <br />Comme habitants et visiteurs réguliers, nous citerons :<br />Une volée de moineaux, qui vit dans les tunnels<br />Des bergeronnettes qui adorent se poser sur le dos des brebis, les pattes bien au chaud<br />Des bousiers<br />Des vers de terre<br />Des guêpes mortes pas centaines dans les abreuvoirs (si vous avez une idée pour arrêter ce massacre ?)<br />Des sangliers qui s’approchent la nuit à quelques mètres des tunnels pour glaner les grains tombés par terre<br />Des souris et mulots, qui ont attiré des serpents (2 vipères, 1 jeune couleuvre à échelon dans le tunnel pendant l’agnelage)<br />Un jeune aigle royal, qui s’est posé entre des branches de cade à grand fracas<br />Des renards<br />Des perdrix<br />Des lapins<br />Un lièvre<br />Une famille de corneilles<br />Des vautours fauves, qui passent de temps en temps pour voir, parfois très près, s’il y a des carcasses, …<br />Des circaètes Jean-le Blanc, un rapace de 170 cm d’envergure, qui ne mange que des reptiles<br />Des busards cendrés, virevoltant avec aisance au dessus des tunnels<br />Une nuée de passereaux très variés, dont la pie-grièche et le bruant ortolan, et bien d’autres, … mais dont il faut apprendre à reconnaître le chant<br />Plus toutes les petites et moyennes bêtes que nous n’avons pas su déceler, et qui vivent maintenant là, en synergie avec le lieu et le troupeau, …</p>
<p>Parmi les prédateurs qui ont visité la ferme, les voleurs de bétail sont les seuls à nous avoir donné du souci. Cette espèce, vivant sur le dos des nomades et des éleveurs depuis la nuit des temps, se perpétue toujours, et nous a dérobé 38 agneaux dans la nuit du 10 au 11 septembre. Cette perte à laissé des émotions variables, entre soulagement que les chiens n’aient pas été victimes des voleurs, et crainte de récidive. L’assureur, Groupama, vient de payer une somme très correcte en indemnisation du vol (à signaler). Nous avons pris plusieurs résolutions pour empêcher d’autres vols, dont l’achat et la mise en place d’un Patou, chien de protection.</p>
<p>Le Patou, aussi appelé « Montagne »&nbsp; est cet énorme chien blanc qui revient en force aujourd’hui pour protéger les troupeaux des chiens errants, des loups et des ours. Le Patou reçoit une éducation très particulière, car il doit préférer les brebis à tout autre être vivant, et, à part le berger, il doit considérer tout le reste, humains ou animaux, comme ennemis ! autrement dit, ça ne rigole pas. Le nôtre a été placé chez nous par « La Pastorale Pyrénéenne », association qui s’occupe de placer et de suivre les Patous sur la chaîne,. Attention aux passants malintentionnés! Les autres visiteurs devront attendre que nous soyons présents avant de s’approcher des brebis. En notre présence, ils ne risqueront plus rien. Avoir un Patou, c’est moins drôle, mais plus rassurant. <br />Pour en savoir plus sur le Patou :<br />http://www.midi-pyrenees.biz/mp/ariege/ariege_lepatou.htm#4</p>
<p>La bergerie<br />Elle est enfin là, et nous sommes en train d’aménager le quai de distribution du grain et du fourrage. Superbe bâtiment conçu par l’entreprise Intrabois, tout en bois, qui interroge bien des visiteurs : c’est pour les brebis ou pour habiter ? Au chaud l’hiver, au frais l’été, bien ventilée mais à l’abri du vent… que des qualités, en plus de son intégration harmonieuse dans le paysage. Des brebis heureuses ! <br />Pour voir des photos du chantier :<br />http://picasaweb.google.com/belle.garrigue.florence/LaBergerieIntrabois#</p>
<p>Suivi technique<br />Depuis le début du projet, la Chambre d’Agriculture est à nos côtés, pour toutes les démarches administratives et le suivi de l’installation, ainsi que pour les conseils techniques sur la conduite de l’élevage. Ce service de qualité est sans aucun doute une des clefs qui&nbsp; nous a permis de passer le cap difficile de cette première année écoulée.</p>
<p>Couleurs en fête<br />Samedi 24 octobre a eu lieu à Albas « Couleurs en fête », une petite manifestation qui a pris sa source dans l’incroyable diversité de terres colorées d’Albas, … pour lire le programme de cette manifestation :<br />http://bellesgarrigues.org/actualites/</p>
<p>Accueil des scolaires<br />En mai et juin, nous accueillerons les écoles pour une journée autour du pastoralisme et de la garrigue. Au programme, atelier d’écriture en compagnie du troupeau, visite de la bergerie et des agneaux, Land Art en garrigue, etc, … le programme n’est pas fixé tout à fait, les idées affluent encore, … à suivre</p>
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