Infolettre N° 19, juin 2014

Written by florence on mercredi, juin 18th, 2014

 

 

Les groupements d’achat, rencontre le 5 juillet

Les producteurs qui vendent en direct ont le vent en poupe ! Les reportages, nombreux, qui animent nos soirées en dénonçant l’élevage intensif et les risques qui en découlent font se tourner vers nous de nombreux consommateurs, et ils ont raison. À commencer par les conditions d’élevage ! Nous qui prenons tant soin de nos animaux, sommes révulsés par l’entassement des animaux de batterie. Le bien-être animal est devenu une priorité assortie d’un dispositif légal à l’étude : on reconnaîtra enfin à l’animal son statut d’être sensible… Certains éleveurs intensifs ont fait savoir qu’ils redoutent que les nouvelles normes qui en découleront ne mettent en péril leur activité. C’est une question de choix effectivement. Et de coût payé au producteur. Actuellement en France, le kilo de porc charcutier industriel est payé 1,60 €, avec les installations lourdes et les emprunts qui vont avec. Alors c’est sûr, il faut produire produire produire au moindre coût et en dépit de toute sensibilité ou disons au minimum d’un soupçon de conscience.

Les petits paysans et autres petites structures proposent tout autre chose. Qualité des produits, contact direct, visite possible de la ferme, absence d’intermédiaire, tout le monde est gagnant, animaux compris. Il existe plusieurs formes organisées de circuit court : livraison à domicile, vente à la ferme, AMAP, boutique de producteurs, la Ruche qui dit Oui !, groupes informels… Les groupements d’achat sont une de ces formes : plusieurs personnes se réunissent régulièrement et groupent leurs commandes. Une personne peut être référente d’un ou plusieurs produits, qui ne sont pas nécessairement alimentaires. Cette formule prend un peu de temps, demande un peu d’implication et d’organisation, mais les consommateurs peuvent choisir leurs producteurs de façon souple et très personnalisée ce qui garantit une satisfaction optimum. De son côté, le producteur n’a pas à verser de pourcentage sur les ventes et se déplace pour une livraison plus conséquente. Dans l’Aude, c’est l’association Nature et Progrès qui a initié la création de plusieurs groupements d’achat. Actuellement, nous en livrons trois : Lézignan, Sigean et Limoux.

Pour mieux connaître cette formule, Nature et Progrès et les Belles Garrigues proposent une journée à la ferme le samedi 5 juillet prochain. Après une balade avec le troupeau et une visite à la bergerie, nous mangerons grillades d’agneau maison et produits variés que vous pourrez acheter aux amis producteurs présents. L’après-midi sera animée par des échanges/rencontres autour de ces thématiques.

Nous vous donnerons plus de précisions dans la prochaine infolettre…

L’adresse du site Internet de Nature et Progrès Aude, avec une page consacrée aux groupements d’achat : http://www.np11.org/

 

Rendez-vous autour de la maison écologique des Belles Garrigues le 14 juin

Dans le cadre du mois de l’architecture en Languedoc-Roussillon, le Parc Naturel Régional de la Narbonnaise organise une rencontre autour du chantier de la maison à ossature bois des Belles Garrigues, le samedi 14 juin dans la matinée. La maison rassemble différentes caractéristiques qui en feront un lieu facile à chauffer et agréable à habiter avec une faible empreinte écologique. L’ossature, la toiture et l’isolation en cellulose ont été réalisées par la Scopcaa d’Argens-Minervois dont un représentant sera présent.

Renseignements et inscriptions : 04 68 42 70 45

 

Oies !

Dernières arrivées, des oies de Guinée sont venues rejoindre notre ménagerie grandissante. L’histoire a mal commencé, car Puppie, une des chiennes Border Collie, n’écoutant que son instinct, a tellement bien «rangées» les 6 oies adultes achetées en février que 4 en sont mortes… bien dommage, elles étaient magnifiques. Aujourd’hui, des oisons de trois semaines complètent le cheptel.

Si tout se passe bien (le trac !), nous pourrons vous proposer des oies prêtes à rôtir pour Noël. À réserver bien à l’avance pour les amateurs.

Nous aimerions mettre en place un élevage d’oies du Tarn, race en voie de disparition dont on dit que la chair est particulièrement succulente… merci de nous contacter si vous connaissez des éleveurs ou de telles oies chez des particuliers.

 

Prochaines livraisons :  agneau, merguez et porc

Les prochaines livraisons d’agneau et de merguez auront lieu les 4 et 5, 11 et 12, 25 et 26 juillet et les 8 et 9 août.Une livraison supplémentaire « spéciale merguez » est prévue le 19 juillet.

La caissette classique comprend un demi-agneau :

  • épaule

  • gigot

  • 10 à 12 côtelettes

  • sauté

  • abats

Chaque portion est sous-vide, avec le nom et le poids des pièces. Vous pouvez demander que l’épaule et le gigot soient entiers ou tranchés, merci de le préciser à la commande. Sans précision, ces pièces seront entières.

Tarif pour le demi-agneau (de 6 à 9 kg la caissette):

  • Aude ou commandes groupées (6 minimum) : 13,80 €/kg
  • Hors département : 15€/kg
  • La merguez est au tarif de 10,50 € /kg, ou 50 € les 5 kg.

Livraisons prévues à Albas, Lézignan, Narbonne, Sigean (et Toulouse uniquement le dimanche 7 juillet). Les heures et lieux de rendez-vous vous seront communiqués quelques jours avant la livraison.

Vous pouvez commander par mail ou au 04 68 46 25 19 aux heures de repas.

 

La prochaine livraison de porc (spéciale grillades) est prévue le week-end du 15 août…

Tarif : 10,50€/kg dans l’Aude, 11,70€/kg autres départements

saucisse : 12,50 €/kg

abats : 8,50 €/kg

Vous pouvez d’ores et déjà commander pour cette date.

 

Biodiversité : la férule commune

Dame Nature nous propose bien des plaisirs, mais a aussi ses dangers. On y est bienvenu, à condition d’être averti. Ainsi, la férule commune est une superbe plante superbement toxique. Elle sort de terre en fin d’hiver, en un bouquet très semblable au fenouil, et tout aussi odorant. En mai, une tige se dresse en son milieu et atteint rapidement la taille de deux mètres et plus, qui s’épanouit en bouquet de pompons jaunes assez spectaculaire. «Être sous la férule de quelqu’un» fait référence au solide bâton que fournit la tige sèche de la férule, qu’utilisaient les professeurs de l’Antiquité pour aider leurs élèves à devenir de bons éléments… Plus raisonnablement, on en faisait de très bonnes cannes.

Le problème est que les herbivores non avertis adorent la férule, qui les tue sans appel en deux jours avec d’horribles hémorragies, et il n’y a pas d’antidote. Chez un voisin, elle a tué plusieurs chevaux avant qu’il puisse comprendre ce qui se passait. Ailleurs, elle a tué des brebis.

La plante se cantonne pour l’instant sur le versant sud d’Albas et à trois kilomètres de la ferme à vol d’oiseau sur la route de Durban. Il va sans dire que je surveille attentivement la progression de cette belle méditerranéenne ! Elle se densifie sur ses zones d’implantation mais ne semble pas se déplacer. Ecolo oui, mais je serais sans pitié si sa zone d’extension progressait, même insensiblement, vers nos pâturages. Chacun chez soi et les moutons seront bien gardés.

Plus d’info et des photos : http://nature.jardin.free.fr/2013/ferula_communis.html

 

Notre ferme invitée : la Cabane du Berger, Emmanuelle Bernier

Ci-dessous la description d’une nouvelle ferme, qui propose des produits que nous apprécions particulièrement : tout est bon ! Et beau !

Que sont les bergers devenus…. ?

Christophe et Manu, après plusieurs années à la ferme des Belles Garrigues, ont fait un saut de puce de quelques 15 kilomètres pour s’installer à Fontjoncouse, en pleine garrigue. Ils partagent leur temps entre les animaux et les plantes médicinales, sur un site qui s’appelle donc, en toute logique, «la Cabane du Berger ».

L’installation d’un petit troupeau est en cours, Christophe choisit les brebis, entre autres critères, pour leur laine, que Manu carde et feutre pour réaliser des bérets, semelles, mitaines, et autres accessoires de bergers.

Les cultures sur le site et les cueillettes sauvages tournent autour des plantes locales : lavandes, thym, romarin, cyprès, laurier…

Manu les traite de différentes façons : plantes sèches à tisanes, huiles essentielles, macérations huileuses, pommades, parfums, sirops et gelées.

On trouve donc à la Cabane du Berger, non seulement des produits de soin, (pommade à l’Aloé Véra, huile essentielle de lavande, baume à l’arnica…) mais aussi des produits alimentaires à travers lesquels on redécouvre les arômes de la garrigue dans les plats quotidiens : on accommodera un toast de fromage frais avec de la gelée de romarin, une tarte aux pommes avec de la gelée de lavande, un kir au sirop de thym…

On peut les contacter et suivre leurs activités sur le site www.lacabaneduberger.net

 

La photo de Dorothée

Lors de l’agnelage, en mars, vous êtes plusieurs à être venus assister aux naissances. Le premier dimanche n’a pas été couronné de succès, aucune brebis n’a mis bas, mais une autre s’est prêté à l’exercice le samedi 15 mars, et nous avons vraiment vécu un joli moment. Ci-dessous un lien vers une photo prise ces jours-là, magnifique… 

 https://picasaweb.google.com/belle.garrigue.florence/AgneauxDorotheeGasser#6023396577883266610

 

 

 

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