Infolettre N°2, hiver-été 2009
Belles Garrigues, Info N°2
Sommaire :
L’hiver !
Le printemps et l’été
La solidarité et l’entraide
Que d’agneaux !
La Fête du mouton et de la garrigue le samedi 23 mai
La sécheresse
Biodiversité : quelques observations
Quelques chiffres
Deux nouvelles + une
La bergerie
Les visiteurs
L’hiver !
L’hiver fut rude. Heureusement, la tempête du 24 janvier nous a laissé le tunnel, sous lequel les brebis ruminaient tranquillement en attendant que ça passe. « Un exemple pour nous tous ! » dira un ami anglais du village. Pendant ce temps, cloîtrée dans la voiture, j’élaborais les scénarii à mettre en œuvre selon les difficultés qui pourraient se présenter, en regardant désespérément la bâche plastique gonfler et se soulever à plus d’un mètre au-dessus de l’armature métallique…
Une rafale (jusqu’à 170 Km/h) a soulevé et projeté à quelques mètres la cabane technique que Pierre avait faite. Avec les bâches de protection du foin, ce sont les seuls dégâts. Ouf !
Le printemps et l’été
Il a plu régulièrement jusqu’en avril, et les pâturages s’en sont portés merveilleusement bien, l’été est arrivé tranquillement et nous avons pris tant bien que mal les horaires de chaleur : lever à 4h15, sortie des brebis à 4h45, retour à l’ombre … quand elles le décident, c’est-à-dire quand elles ont trop chaud, entre 9h30 et 11h30 selon les jours !
« La Fête du mouton et de la garrigue » le samedi 23 mai
Elle a réuni près de 400 personnes, et nous recommençons l’année prochaine, avec méchoui en soirée, et animations toute la journée, … voir le programme de la fête 2008 : http://bellesgarrigues.org/actualites/. La bonne surprise a été de voir arriver des amis ou des connaissances qui venaient de loin, merci à vous !
La solidarité et l’entraide
Pas loin de 40 personnes nous ont aidées depuis le début, pour quelques heures ou plus régulièrement, avec une mention spéciale pour les chasseurs de l’ACCA d’Albas, qui ont déchargé les tonnes de foin arrivées en « petites » bottes de 30 à 40 kg. Que tous vous soyez remerciés, famille, amis, passants, professionnels, visiteurs embauchés sur le moment, pour un mot gentil ou un coup de main, ça compte beaucoup.
Que d’agneaux !
L’agnelage a commencé le 31 mars, et 23 jours plus tard, nous avions près de 160 agneaux pour 83 mises-bas. Nous sommes restés jour et nuit près des brebis, nous relayant vers 4 h du matin. Quelques morts, bien sûr, mais surtout des agneaux bien vifs, parfois très gros. La palme revient à la brebis 30148, qui a mis au monde trois agneaux : 13,5 Kg à eux trois! énorme !
Voir de photos de l’agnelage :
http://picasaweb.google.com/belle.garrigue.florence/AgnelageBellesGarrigues2008#
Lire le texte sur l’agnelage écrit à mes tous débuts, il y a deux ans : http://editions-nb.intexte.net/site/index.php/all/2007/12/26/robert_portfolio1
La sécheresse et le pâturage
Depuis le 15 juin, il est tombé moins de 10 mm, … tout est sec. Nous sommes comme les Africains, nous attendons la pluie, et certains parlent de faire des offrandes et des chants ! En attendant, il faut aller chercher l’herbe de plus en plus loin. Marcher, explorer, heureusement, il fait moins chaud.
Biodiversité : quelques observations
Les brebis marquent le paysage, jour après jour, de façon très claire. Un sentier initialement à peine visible est bien marqué au bout de 3 à 4 jours. À chaque passage, le troupeau grignote ce qui dépasse et dame le sol (160 brebis = 640 pieds). Ces sentiers profitent à tous les usagers de la garrigue, à commencer par les fourmis paraît-il, … en tout cas, il est certain que les lapins et les perdrix prolifèrent. C’est bon signe.
Les aigles sont passés régulièrement, voire quotidiennement au printemps, survolant le troupeau et attendant que nous dérangions lézards, serpents et perdreaux.
Quelques chiffres pour une année complète, avec une moyenne de 98 brebis, 60 agnelles et 160 agneaux depuis avril (+ 2 bergers):
25 tonnes de foin
15 tonnes de paille
1 tonne d’orge
5 tonnes de maïs
10 tonnes d’aliment (céréales l’an prochain)
300 litres de thé
150 plaquettes de chocolat
2 paires de chaussures de marche
5 pantalons solides
2000 Km à pied (au moins)
Manger en garrigue a permis d’économiser 40 tonnes de fourrage, mais l’intérêt de la garrigue ne s’arrête pas là, puisque les brebis en profitent pour « se promener » et choisir leur menu, en plus de l’intérêt du pâturage pour le milieu.
Les 3 Nouvelles
Deux ânesses arrivent demain matin, une mère et sa petite de 4 mois. Elles auront pour mission de protéger le troupeau lorsqu’il sera parqué. En effet, les ânes font fuir les chiens, principal danger pour les brebis dans les Corbières. De plus elles pourront servir de monture aux enfants de passage et nous pourrons les charger en bois de ramassage pour les feux d’hiver et les grillades parfumées au cade … Cade est d’ailleurs le nom choisi pour la petite chienne née d’Alpha et Tauch, un instinct du tonnerre de Zeus et un minois plutôt rigolo, … à suivre !
La bergerie
Elle devrait être montée d’ici la fin du mois. Toute en bois, elle assurera aux brebis comme aux bergers une qualité de travail pendant l’hiver et lorsqu’il y a du vent, c’est à dire très souvent. D’une surface de 350 m2, nous pouvons espérer jusqu’à 70 m3 d’eau de pluie pour la citerne, … réserve pour l’été et les mois secs.
Les visiteurs
C’est prévu depuis le début du projet, nous serons en mesure d’accueillir des visiteurs à partir du printemps prochain, pour une demi-journée ou plus, autour du troupeau et de la garrigue. Il est aussi prévu une concertation avec d’autres prestataires de tourisme, afin de vous offrir une gamme de balades et de dégustations assorties à ce pays splendide.
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